Mardi 13 Novembre 2001

"Les chaînes de télévision préfèrent programmer des comiques morts parce qu'elles sont sûres de ce qu'ils vont dire."
Laurent Ruquier

 

13h00 : Bon sang de bonsoir ça va mieux !

Enfin ! Et pour une fois cela ne pas trop coûté d'énergie :o) Il a suffit que madame Lune m'appelle et me parle doucement tantôt juste amie tantôt très professionnelle pour que j'ai le courage de faire taire mon ventre et de faire marcher ma tête. Mimi m'a également envoyée deux pochettes Harry Potterrrr qui m'ont rappelées qu'il n'y avait pas de mal à ce faire du bien ;o) Merci ma poule ! Enfin il y a Chris qui m'a rappelé hier soir (Chris c'est le putain de cochon d'ex qui m'avait trompée avec une caissière de la fnac et qui vit maintenant avec sa petite femme de qui il a eu une belle petite fille de 2 ans et demi à ce jour) La raison de son appel m'a fait hurlé de rire. Monsieur voulait m'inviter à dîner samedi soir au domicile conjugal because sa femme et sa fille partent en viquende. Ha Ha Ha ! "Les garçons c'est pas des mecs bien" ! Non mais il croit quoi ce bouffon ? Qu'il va me faire le coup des chandelles et que je vais devenir sa maîtresse ? Attends un peu que je l'ai en face que je lui dise ma façon de penser... Je vous jure qu'y en a qui perdent pas le nord ! Je vais mieux aussi depuis que je sais que je ne ferais plus de Comédie. J'ai enfin visionné hier une des cassettes du rigolo et j'ai pas du tout ri. Finalement c'est pas parce que Farrugia paie que c'est forcément une chaîne drôle. Hum. J'ai refilé le tuyau à Alice et je lui ai écrit un mail accrocheur pour qu'elle ferre un rancart avec le producteur rigolo. Si au moins je peux faire une heureuse avec mes plans "show bizz" c'est avec plaisir. Je pense tout de même torcher mon interview pour la forme (je suis une très grande professionnelle !) mais je sais déjà que je refuserai sa proposition. Comme dit si bien mon ami Olivier (un type plein de talent à n'en point douter) : "Laisse ce boulot à un jeune loup aux dents longues qui se grillera les ailes au bout de six mois et qu'ils mettront à la poubelle dès qu'il commencera à piquer du nez (quoique j'imagine que dans ce genre de boulot on sniffe du nez et on se pique ailleurs)."

 

Papa vient de partir à l'instant pour l'hôpital. Au programme des réjouissances : un pace maker à changer et une des 3 sondes qui le relie au cœur... Je l'ai embrassé bien fort. Je n'ai pas aimé qu'il dise à maman quoi faire en cas de décès. Cet humour est digne de Comédie ! Ierk... J'espère bien le revoir avant une semaine tout de même ! (je lui ai fait ma spéciale imposition des mains et tout devrait bien se passer lol) Je sais qu'il déteste autant que moi les hôpitaux. Mais hors de question que je n'aille pas le voir :o) Nona quant à elle est rentrée au bercail hier après midi avec une grosse cicatrice au poignet et la tête en choux de Bruxelles à cause de l'anesthésie. Comme elle continue d'emmerder l'monde je suppose qu'elle tient la forme. (la forme de quoi, va savoir ?)

 

Ce matin, pendant que j'étais en pleine conversation avec Alice concernant son futur nouveau job un type est passé devant ma fenêtre en varappe. Comprenons nous bien mes amis. J'habite une tour de 32 étages et j'habite à l'avant dernier... De souvenir de Scrib je n'avais jamais fait la causette à un mec (très mignon au demeurant) depuis ma fenêtre ! Imaginez la scène : je suis en pyjama, mes lunettes de myopes sur le nez (les lentilles restent pour la big society, dans l'intimité et surtout au réveil je porte des lunettes d'institutrice :o), mes Nanas fleuries posées dans leurs papillotes sur mon bureau j'observe en parlant les deux filins qui se balancent. Soudain hopelà un type s'arrête juste devant ma fenêtre dans un siège de camping faisant des petits bonds sur le mur et fumant négligemment une clop en regardant EN BAS ! Je ne vous dis même pas la tête que j'ai fait (ceux qui sont venus chez moi et qui me lisent doivent ressentir comme une sorte de pincement au cœur assez similaire à ce que j'ai ressenti à ce moment là) Je me mets à hurler, Alice est pétée de rire, je dis au gars : "vous êtes en train de réaliser devant mes yeux mon pire cauchemar !" Il passe la tête par ma fenêtre ouverte et me dit en riant : "je vous demande pardon, je n'ai pas entendu". Ah Mon héros, mon Roméo, mon Spiderman.... *soupir* :o)))

 

Tiens, en parlant d'Éros. Voici les dernières nouvelles d'Axel. Hier soir après moult télémessages il m'a téléphoné (bon, juste 4 fois dans la journée, petite routine quoi) et il m'a fait une déclaration méga enflammée (genre : "tu es ma boule de feu" tout ça tout ça) là j'ai pris mon courage à 18 mains et je lui ai dit très clairement que je ne souhaitais pas d'histoire avec lui mais que ça me ferait de la peine de n'être plus amie avec lui. Ouaï, Ouaï, Ouaï, qu'est ce que j'ai pas fait là !!! Jusqu'à deux heures et demie du matin j'ai eu droit à la grande scène du IV (ce qui m'a tout de même largement conforté dans l'idée que vraiment je ne pouvais pas me mettre avec un tel fou furieux !) Il a crié, pleuré (non mais je vous jure !), cassé un téléphone et un lit, bref, l'horreur ! Je lui ai dit "ou bien tu es capable de te maîtriser ou bien on ne se revoit plus, je ne pensais pas que tu pouvais te mettre dans un tel état au bout d'une semaine !" Il a dit, ok, on se quitte, tout est fini (arf, arf, arf) on ne se reparlera plus jamais (Arf bis). On a raccroché (j'étais super mal de le voir pleurer comme ça parce que c'est un type que j'apprécie tout de même beaucoup mais je me disais "Scrib, déconne pas, tu es sa boule de feu, tu ne peux pas jouer avec lui, sois ferme !") Il m'a peu de temps après envoyé successivement tous ces messages : "Le plus dur c'est que tu me manques trop, j'ai tellement mal", puis : "Ca va être trop dur la vie sans toi, je me refais une santé et je te prouve que je suis l'homme de ta vie !", encore : "tu es géniale, sache que notre rencontre restera à jamais un des moments les plus géniaux de toute ma vie, je t'adore, Axel, ton amour platonique" et enfin : "J'ai envie de te serrer dans mes bras, maintenant". Bon, j'en ai zappé quelques uns entre mais l'esprit général y est :o) Finalement il a encore rappelé et là il m'a dit : "impossible qu'on ne se voit plus, c'est trop insupportable, restons amis, voyons nous comme des amis sans plus, de toutes façons maintenant c'est clair. Et si je souffre trop on arrêtera." 

 

Bon, moi je sais pour l'avoir déjà vécu, qu'il ne tiendra pas. Avant de sortir avec Silvio j'étais son amie et je l'aimais. Lui non. Je vous jure que j'en ai trop trop bavé à cette époque. On avait beau être très proches moi je voulais quelque chose de plus qu'il n'a jamais été disposé à me donner. Je sais maintenant que j'aurais dû laisser tomber et prendre mes jambes à mon coup... Je l'ai expliqué à Axel mais il a insisté. A chacun de vivre ses expériences pour en tirer les enseignements. Sauf qu'à la différence de Silvio je ne jouerai pas au yoyo avec lui. Il n'aura jamais rien de plus qu'un ami. Basta les ambiguïtés ! On doit se voir demain après midi chez lui. A la moindre défaillance je disparais. Déjà que je ne pense pas que cela soit la solution idéale je sais qu'il m'idéaliserait trop si on se quittait maintenant. Non, je vais plutôt me montrer capricieuse, chiante et mettre un bon vieux jean des familles, ainsi il redescendra sur terre, ira retrouver sa Julie et nous pourrons peut être avoir une chance d'être de véritables amis (quoique vous savez ce que je pense de l'amitié mixte. Hum.) En tout cas j'ai résolu plus ou moins déjà le problème. Les choses sont déjà plus claires et pour lui et pour moi. Je vais mettre mes envies de tendresse de côté, il n'y a pas de raison de le faire courir pour rien, ce serait pur égoïsme de ma part ! Bon, encore 10 k7 à voir, je vais finir ce texte pour Comédie et passer l'après midi entre magnéto et téléphone en gardant un oeil vers la fenêtre (hey, je me suis faite toute belle et j'ai tout rangé ;o)

 

NB : Non, je ne suis pas insensible à ce qui arrive à ces pauvres New Yorkais. Non. Je ne suis pas.

NB2 : J'adore être traitée "d'exécrable petite diariste prépubère" à 27 ans. Merci Macaulay !

 

17h57 : Le point de dix sept heure cinquante sept

Après avoir encore mûrement réfléchi et surtout après en avoir discuté avec quelques filles avisées et un mec plein de talent, j'ai décidé de faire encore un peu avancer les choses de ma vie... J'ai donc téléphoné au rigolo de Comédie et je lui ai dit que je ne me sentais pas de faire ce job. Trop de pression, pas capabe, etc... Au lieu de m'envoyer tout son Limoges à la tête il s'est montré extrêmement doux et compréhensif. Non seulement il m'a dit de ne pas me forcer et que dans la vie tout était question de feeling mais en plus il a tenu à me redire que pour les bandes annonces sa proposition tenait toujours. (à la base c'était pour écrire ces BA que j'avais envoyé ma candidature.) Il m'a même dit qu'il était envisageable que je le fasse depuis chez moi du moment que je pointais mon nez au studio de temps en temps (de temps en temps voulant dire de temps en temps et pas tous les jours !!) Par contre là, ce n'est plus son rayon. C'est celui de quelqu'un d'autre et ce quelqu'un d'autre (que nous appellerons John) doit me contacter bientôt pour qu'on voit ce qu'on peut faire et dans quelles mesures. Ouffff... Je ne me suis pas payée la honte, le rigolo a été top cool et il me veut encore chez Comédie ! Wow. Y'a pas à chier, je suis une vraie star ! :o) Concernant Axel là aussi j'ai oeuvré... J'ai décidé de ne pas le voir demain. C'est trop risqué. D'abord pour lui mais a fortiori peut être pour moi également dans le sens où si un type est capable de péter son lit de rage il peut devenir éventuellement violent s'il n'obtient pas ce qu'il veut. Hum. Comme dit si bien Olive : "Es tu sûre, Scrib, que ce type a la lumière à tous les étages". Ma foi non. Je n'en suis plus si sûre et pas des masses l'envie de m'en assurer. (Et puis il a des poils aux épaules tout de même !) Je lui ai donc dit sur son répondeur que je ne pouvais pas demain (avec une excuse irréprochable) et qu'on se rappelait une de ces quatres... Hum. Cela dit j'ai comme l'impression qu'il n'est pas allé bosser aujourd'hui (c'est ce que j'ai cru comprendre de la bouche de la standardiste) et je pense qu'il est chez lui puisqu'il est connecté à Internet. S'il ne me parle pas c'est qu'il faut redouter le pire. Il me vient dans ces cas là une célèbre phrase en breton qu'on peut traduire ici par :"courage, fuyons !". Je sais pas vous mais j'ai bien envie de me mettre au vert. Qui sait de quoi sont capables les scorpions...

 

NB : Pas de nouvelle de Spiderman, demain je mets ma nuisette :o))

 

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