Jeudi 2 Novembre

On a passé les 1000 clics !!!!!!!!!!

 

 

13h16 : Lessives, cartons, comptes à faire, reformatage pour cause de (toujours) "non obéissance"... Je cours, je vole, je suis partout... pfiouuuuu... Et j'ai même pas le temps de me plaindre ! Merde alors :o) 

Ce qui me fait tenir ? Mes Frosties et ma soirée en vue... Je retrouve Rob vers 18h30, on va à Mouffetard boire un verre et sans doute dîner, nous retrouvons Silvio chez ses grands parents ensuite et nous filerons rejoindre une dernière fois la bande des Robert pour une "before" chez l'un d'eux suivi d'une dernière "boite" ! Yessss... Un petit déhanchement sur la piste de danse, rien de tel pour oublier ses problèmes !!! 

Il faut malheureusement que je vous laisse parce que Silvio et moi devons aller acheter un cadeau pour un ami qui nous a rendu bien des services... Ne vous inquiétez pas, je reviens dans l'après midi ;o) bisous !

Une dernière chose : j'ai trouvé une parade pour vous racontez en "live" mon voyage... Silvio va me prêter son portable et j'écrirai sur la route... même si je ne pourrais "monter" mes pages qu'une fois connectée, celles ci auront été écrites dans les temps ! En live ! C'est pas cool ça ??? ;o)

 

17h22 : Mais que m'arrive t il ? Je regardais tranquillement l'enregistrement de la série Ally mac Beal et tout d'un coup, sans comprendre pourquoi, je me suis levée et je suis allée dans ma chambre. Là, j'ai ouvert le tiroir où sont rangées toutes les affaires de Silvio et j'ai tout balancé par terre en disant "Silvio, barre toi ! Je ne partirai pas avec toi, je ne veux pas, je ne peux pas, je ne t'aime plus... Je sais que ma vie avec toi sera un enfer..."

Il m'a pris les bras comme on fait pour les forcenés et il m'a dit de me calmer. J'étais pourtant étrangement calme. Comme si j'avais eu une crise de conscience soudaine... Je ne l'aimais pas assez pour le suivre... Il était là le problème ! Et je préférais me montrer odieuse pour qu'il parte seul et sans regret plutôt que de lui montrer que je l'aimais certes mais pas assez pour lui sacrifier tout le reste et ainsi rendre les choses plus difficiles... Je me suis ensuite enfermée dans la salle de bain et je l'ai entendu partir après qu'il ait rangé toutes ses affaires à nouveau dans le tiroir... 

Je ne sais plus où j'en suis... Je ne me suis jamais sentie aussi perdue... J'aurais tant aimé que quelqu'un empêche ça... Empêche ce déménagement qui me tue à petit feu... Empêche que je sois obligée de dire de telles choses à Silvio qui ne les méritent pas. Je suis bien avec Silvio mais tant qu'il ne touche pas à mon univers. Ici, c'est chez moi, cette ville est ma ville. Je ne veux pas les quitter. Partir de chez moi, prendre mon indépendance, certes, mais pas à ce prix ! Je veux bien le suivre où il veut mais pas hors de Paris !! Je ne veux pas qu'il devienne ma prison ! Le seul à qui je vais parler, mon seul refuge... Il n'en est pas capable. Il n'est pas assez fort pour éteindre mes doutes, pour palier tous mes manques... Et l'idée que je me fais de l'homme de ma vie, il n'y correspond pas. Suivre un autre peut être mais lui non. Chaque jour qui passe m'en donne les preuves... 

Je suis une fille faible et désespérément seule malgré les apparences. Je suis si morte de peur à l'idée de ne pas être aimée, de ne pas vivre entourée au quotidien, de ne pas être protégée (ah, ce père inexistant !!) qu'il m'est impossible de m'imaginer vivre seule. C'est pourquoi à mon âge je vis encore chez mes parents... Mes parents ne le comprennent pas... Ils voudraient que je sois dans la norme. Je n'y suis pas. Ils voudraient que depuis longtemps j'ai mon appartement à moi et que je me prenne en main "que je grandisse" comme ils disent. 

C'est pourquoi depuis longtemps maintenant je pense tomber amoureuse du premier venu et que je mets tout un dispositif en place pour vivre avec lui le plus vite possible... Quelle belle erreur ! Peut être s'ils ne m'avaient poussé qu'à être juste "heureuse" je n'en serais pas là... Je sais que si je laisse tomber Silvio, que je ne pars pas avec lui, mes parents vont m'en vouloir. Non pas parce qu'ils l'aiment et qu'ils pensent que lui c'est le bon. Non, juste parce qu'ils enrageront de voir que je vais encore être là des mois voir des années... Ils vont me reprocher les frais engagés ou n'importe quoi d'autre plutôt que de me dire que grâce à ce branle bas de combat, j'y ai vu clair et que mieux vaut tard que jamais... Personne dans ma famille ne m'aiderait à passer ce cap. C'est pourquoi, alors que je touchais au but avec cette "révélation", je vais sans doute appeler Silvio, m'excuser auprès de lui, passer pour une vraie folle et partir dans deux jours avec lui... Je vais faire le bonheur de mes parents... Alors que je suis persuadée de faire mon malheur. Tout ça parce que je n'ai pas le courage d'affronter mes craintes et d'être une célibataire, habitant seule...

 

Je pense à Iseult qui quitta son île et sa famille pour partir épouser le roi Mark qu'elle n'avait jamais vu... Quel déchirement elle devait concevoir de se voir ainsi emmener contre son gré... A l'époque ça se faisait... Maintenant plus et mon destin appartient à moi seule... C'est moi qui n'ai pas la force de me battre contre les idées reçues de mes parents... ça me fout les boules de remarquer clairement que je me fais ce mal... Mais je n'y peux rien, je n'en ai pas la force de les envoyer tous paître. J'ai toujours eu ce sentiment de les décevoir. Je ne veux pas encore me sentir plus coupable que ce que je n'ai été jusqu'à présent... Cela me pèse tant de voir que ma mère me fait toujours la tête depuis que Bécassine est venue... J'ai tellement de peine alors que je n'aspire qu'à ce qu'elle me soutienne et me dise : "ne pars pas..."

23h27 : Je vous écris depuis l’ordi portable de Silvio. Il le transporte partout, alors autant que ça serve non ? ;op Nous sommes dans la magnifique demeure d’un des amis de la bande des Robert. Nous nous préparons pour aller danser à l’Acropole lieu réputé le jeudi soir pour sa fameuse techno…

J’ai appelé Silvio après vous avoir écrit et, comme prévu, je me suis excusée pour mon attitude… hum… je suis pas sure d’avoir bien fait mais…

J’ai retrouvé ensuite comme prévu Rod avec qui j’ai été mangé une crêpe dans notre endroit préféré à la mouff. Nous avons parlé de ce fameux trouble… Il ne veut d’ailleurs plus lire mon journal à cause de ça… Il se sent voyeur… Je comprends… En tout cas il semble qu’il n’y ait plus cette magie dans l’air… Comme si le simple fait d’en avoir parlé l’avait faite disparaître cette magie. Hum… Un rêve en moins… J’ai l’habitude… Je ne pensais pas sérieusement faire quoi que ce soit avec lui… Je suis intègre. Mais j’aimais imaginer qu’il pouvait ressentir comme moi un certain émoi lors de nos soirées… Il semble que ce ne soit pas la cas. Après une bonne soirée où nous avons tout de même bien rigolé (ça, ça ne changera jamais et il me semble que nous serons toujours les très bons « potes » que nous sommes) nous sommes allés chercher Silvio et nous sommes venus ici, à l’endroit où je vous écrit. Il est maintenant 23h45 et bien que j’ai été souvent interrompue par des curieux, il semblent que nous sommes maintenant sur le point de décoller vers l’Acro… Daonie et Rod viennent de partir… Ils ne nous accompagnent pas… Les adieux sont consommés… On a fait court… C’était mieux… Et vous m’auriez vu, vous auriez été fiers de votre Scribouille. J’ai été très très courageuse ! C’est Ro bien !!! A mon tour de vous laisser…A + tard… bisous les frimousses :o)

01h14 : Pas de place sur le parking privé de l'Acropole... Retour à la case départ (la maison) sans passer par la case discothèque... C'est pas grave demain sera une grosse journée qui nécessitera beaucoup d'efforts physiques et psychologiques... Je vais donc me coucher... A demain, mes amis !

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