Jeudi 05 Avril 2001  

"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder ils s'habitueront"
René Char

 

14h43 : Mieux vaut tard que jamais…

Me revoilà. Pas pour longtemps parce qu’on va bientôt me solliciter pour que je me serve pour la première fois du logiciel cauchemardesque… Moi qui avais ouvert cette page blanche en pensant vous annoncer que la journée avait bien commencé et que mon humeur s’était améliorée, ça sera pour une autre fois… Grrr… Elle avait pourtant bien commencé cette fichu troisième journée ! Bon je ne vous fais pas un topo sur mon réveil : 7h00… No coment… Mais une fois arrivée au travail, je tenais plutôt la forme grâce aux 6 énôôôrmes heures de sommeil que j’avais derrière moi… On m’a donné un petit texte à écrire et je l’ai fait doucement, en m’appliquant bien… Vers 13h je me suis encore faite couillonner par le traiteur à qui j’avais demandé une salade de pâtes (plus de poivre, merci) et qui m’en a mis 500 gr ! Et bien sûr, elles n’étaient pas bonnes, la sauce cocktail, je ne raffole pas… Sinon, jusqu’ici au bureau c’est plutôt chouette ambiance, les gens sont vraiment sympa, hormis mon chef et le Big Boss, qui, tous les deux à leur manière me sont plutôt antipatiques… Ben, y’en fallait bien, j’ai pris ces deux là ! héhé… ça tombe bien, y’en a un dans la pièce justement !

 

Hier soir, j’ai longuement parlé avec maman à son retour du défilé Courrèges (elle a vu une chouette petite robe pour moi… Ah bon ? héhé) je lui ai expliqué à quel point ce job me posait problème par rapport aux logiciels à employer. Tout comme Béca, elle a halluciné… Ben, j’pense bien ! Résultat, dès lundi je recommence tout doucement à me chercher autre chose… Seulement voilà… Si je trouve autre chose ce sera les mêmes horaires, la même galère, les lundis en plus et surtout, plus je traîne, moins j’aurais de chance de pouvoir réserver mon mois d’août pour les US ou le Québec… Pfff… Je vous jure pourtant que ce n’est pas de la fainéantise… Plutôt l’impression d’être en marge et l’envie de trouver quelque chose qui me convienne vraiment… Du télétravail ! Voilà ce qu’il me faut ! ! Bon, si quelqu’un sait comment s’y prendre, ou connaît une boîte qui me permettrait de faire du contenu éditorial depuis chez moi, qu’il m’écrive ! ! Je lui donne ma tirelire de pièces jaunes !

 

16h13 : Such a boring day…

Bébert vient de me graver un gros gros paquet de mp3 ! De quoi égayer mes ordis ! Pour l’instant pas de nouvelle des trucs à corriger sur le progiciel de la mort(le PDLM)… Wait and see, en espérant que l’épreuve sera reportée à demain matin. Le vendredi j’ai toujours plus d’ardeur, je ne sais pas pourquoi… ;o)

 

Vous savez que c’est très difficile pour moi de vous écrire d’ici. On me regarde, on me parle, on m’appelle pour faire des textes, une véritable épée de Damoclès surplombe mon bureau… De plus j’ai bien conscience de n’écrire rien de transcendant ces jours-ci. Je me sens trop épiée, cela bride mon inspiration, j’ai du mal à me confier, et le soir, crevée et triste que je suis je n’ai pas la force de faire mon enjouée habituelle… Quand j’écrivais à la maison, je me mettais presque en état de transe, plus de barrière, je me laissais aller à l’inspiration, le reste coulait de source… Je me livrais. Ici, j’ai l’impression plutôt d’écrire un petit mot en douce à des copains en plein contrôle de maths… Je souffre du syndrome Peurdupion, c’est très grave ! Pourtant je ne peux pas ne pas écrire dans le journal… Ce n’est pas pour rien qu’en 6 mois il n’y a eu que deux jours blancs ! C’est viscéral, je veux entretenir ce lien magique qui me lit à vous, je veux poser mes lignes, ces lignes qui laissent des traces de ma vie ici, et maintenant… Béca m’a téléphoné ce midi pour prendre de mes nouvelles, ça m’a fait rire, je ne pouvais pas parler alors elle me posait des questions à réponses fermées comme on dit en études quali ! Un plaisant calvaire… Mathieu me hante encore, je réfléchis encore à comment j’aurais pu éviter toutes ces choses fâcheuses ; vous, mes lecteurs, mes amis diaristes, Henri, vous me manquez tous beaucoup également. Qu’elle était belle ma vie quand je n’avais que vous à qui penser…

 

19h16 : Mise en ligne du journal 

ça me tue, moi ces copier coller !! Grr... Bon, ad taleur (c'est du latin) après que je me sois traîné sous la douche et que j'ai avalé un morceau... Pfff... Dire qu'on a passé les 17 000 clics et que j'ai rien vu passer... Je ne vois même plus grandir mes enfants depuis que je suis dans la vie active !

 

22h20 : Plus le temps de rien, plus le goût de rien...

A peine une douche, un repas familial, et un coup de fil à ma Chiara et il est déjà l'heure de se coucher... Triste vie... Eurk, eurk, eurk... Merci à tous ceux qui m'ont encouragés et qui ont, grâce à leur amitié, rendu moins difficile mon re-départ dans la vie active. Vous m'avez vraiment aidé avec vos mails et vos messages dans le livre d'or (même si j'ai pas tout compris le coup du bocal ;o) Le week end arrive et je ne sais même pas quoi en faire... Normal, je n'ai personne à aimer... Sûr que mardi je déprimerai encore plus à cause de ça... Je pense à Mathieu qui part demain pour deux semaines, je suis sans nouvelle et je regrette tout le bien que j'ai dit de lui. C'est une chose qu'il ne veuille pas réitérer nos ébats mais de là à ne plus m'appeler... Hum... Il serait pas un peu goujat, celui là aussi ? J'ai délaissé toute cette semaine mon roman, je n'ai même pas le goût de l'écrire. Je n'ai plus le goût de voir les quelques amis qui voudraient, eux, me voir... Tout ce qui me plairait c'est les bras d'un homme qui me ferait battre le cœur sans s'enfuir le lendemain avec de faux prétextes... Un faux prétexte mesdemoiselles c'est par exemple vous faire penser qu'il vous quitte par votre faute alors que vous n'y êtes pour rien... Ces prétextes-là courent les rues, ces hommes là aussi... Allez, je ne veux pas vous downloader mon blues alors j'arrête... Je vous fais des bisous et j'ai hâte de vous retrouver à n'importe quelle heure ce week end, comme au bon vieux temps, en attendant, je vous laisse avec ces quelques paroles de De Palmas (Une seule vie) qui correspondent si bien à mon état d'esprit... à demain, si vous le voulez bien :o)

 

Marcher dans le sable, 
Se sentir coupable,
Dans les herbes hautes
C'est sûr, tout est de ma faute 


Savoir dire tant pis 
Avoir juste envie
Rester dans son lit 
Tout ça m'est interdit


Il faut que quelqu'un m'aide 
Je n'ai qu'une seule vie
A trouver le remède 
Je n'ai qu'une seule vie 


Chaque jour cette pensée m'obsède
Je n'ai qu'une seule vie
Faire comme tout le monde
Entrer dans la ronde 


Surtout pas de vagues
D'ici personne ne s' évade
Il faut que quelqu'un m'aide
Je n'ai qu'une seule vie
A trouver le remède
Je n' ai qu 'une seule vie


Chaque jour cette pensée m' obsède
Je n'ai qu'une seule vie
Inquiet, soucieux, honnête jour et nuit
Voilà ce qu'est devenue ma vie

 

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