Vendredi
13 Avril 2001
"La psychanalyse est un remède contre l'ignorance.
Elle est sans effet sur la connerie."
Jacques Lacan
10h13 :
TGIF !
Ici,
les gens se serrent la main pour se dire bonjour. Sauf mon collègue gaffeur
(que nous appellerons « Gaston » pour les moyens du journal) qui me
fait la bise. Ce matin, un autre collègue m’a dit « bonjour signora »
héhé, paraît qu’il y a une baisse de productivité depuis que je suis là,
ils s’attachent je vous dis ! ;o) De toutes façons je déménagerai
mon bureau dans l’après midi… Pfff… Juste avant 17h je
suppose… C’est fou cette impression que j’ai d’être punie en changeant
de poste…
11h13 :
Retour de pause… (Ma vie est si dépri… heu… trépidante en ce moment…pfff)
Mister
J s’est vraiment donné à fond hier et je m’en veux de l’avoir accaparé
jusqu’à 23h30 alors que le pauvre se levait à 5h ce matin et qu’il devait
préparer son sac (week end en province) Il a fait du super boulot ! Il a
rajouté ma mémoire à celle de ma mère (pour de vrai ça serait bien aussi héhé),
a réussi à poser mes deux disques durs tout bien et m’a aidé à installer
les supers logiciels que Bébert m'avait gravés. Aol m’a d’ailleurs bien
surpris par son côté autonome… Je peux garder celui de maman sur son disque
et mon aol sur le mien. Chacun son provider, chacun ses dossiers
d’archivage… Formidable !
J’imagine
que ce n’est pas palpitant à lire ce que je vous raconte, que vous vous en
fichez (chui sûre que plus de la moitié lit en « diagonale » en ce
moment même ! !) et que vous aimeriez que je vous parle d’autre
chose que de mon pc et de mon pauvre job, sujets récurrents, il est vrai, en ce
moment. Mais… N’oubliez tout de même pas que c’est mon journal et qu’à
la base je ne suis pas sensée écrire pour faire de l’audience mais pour
raconter ma petite vie, ce qui la rend agréable ou désagréable… Comme
disait Strophe, je ne suis pas une héroïne de feuilleton, je suis un être
humain et forcément c’est pas « Dallas » tous les jours, hein ?
Vous m’en voulez pas héhé… Bon, bien sûr, je pourrais vous dire que
c’est vendredi 13 et que j’ai gagné au loto, que j’ai croisé, au détour
d’un couloir, le fils spirituel de Mel Gibson et Georges Sand que nous nous
sommes aimés derrière la machine à café et qu’en rentrant chez moi je
trouvais Mathieu, sur mon palier, déchiqueté par un éclat d’obus… Mais ma
vie est bien moins exaltante… Je ne suis plus la Danielle Steel du clavier, je
ne suis qu’une petite employée de bureau qui vit dans la peur du patron et
dans l’attente du vendredi :o) Bon allez, c’est le dernier jour de Bébert,
ce midi on retourne à la pizzeria, pour son départ cette fois, hihihi, allez,
salut la compagnie, Danielle Steel va manger…
16h13 :
Laissez moi partir ! !
Je n’en peux plus… Il fait chaud (la concentration de pc, c'est pas l'été, hein ?), lourd, oui, c’est ça, lourd ! L’ambiance est lourde… Je suis à ma nouvelle place. Mon écran donne sur le mur… Pour l’instant du moins, parce qu’il paraît que le big boss a instauré que tous les écrans (sauf le sien bien sûr…) devaient pouvoir être vu de tous… Bande de fachos va ! (Sous entendu, on a tous des trucs à se reprocher alors on joue les dociles et on obtempère sauf le patron qui, lui seul, a le droit de faire ses mails en douce…) Moi j’m’en fous le premier qui me dit de tourner mon écran vers tout le monde je me casse ! ! Je ne veux rien savoir… On me file ¼ d’heure de boulot dans une journée pour l’instant, et encore, quand on m’en donne, je ne vais pas passer tout le reste à regarder un écran vide quand j’ai ce journal à écrire, mes mails à répondre et les autres diaristes à lire. Fichez moi en prison aussi tant que vous y êtes ! Grrr… Bon, je viens de trouver un seul point positif à cette nouvelle place, de là où je suis je peux voir un peu dehors en tournant la tête à 180° à gauche (aïe) et même un bout de la tour Eiffel… Argh… Je termine cette page et je m’en vais, peux plus me les voir !!
Ce
midi on est resté deux heures au restau, on était 17 personnes. Autant dire
qu’à l’heure qu’il est nous sommes encore tous en train de digérer.
J’ai passé l’après midi à bailler et à penser que c’était la plus
longue après midi que j’ai passée ici… J’ai soif de vert, de grand air, de mer corail… Non, pas de mer corail, ça fait trop mal la mer corail…
Tenez, vous savez quoi ? Je suis tellement fatiguée tant nerveusement que
physiquement que je pourrais me mettre à pleurer à la simple vision d’une tête
de maure… C’est vous dire :o(
18h13 : Le refuge.
Me voilà enfin saine et sauve au refuge. Je peux poser mon armure et ma garde par la même occasion. J'étais à bout de force. Mon esprit menait une lutte intérieure pour ne pas pleurer. Il m'est venu tant de souvenirs pendant ce triste retour que je me forçais à penser au conte merveilleux de Script pour essayer de me souvenir que les princesses ne pleurent pas sur leur sort et qu'elles sont, forcément, invincibles... Je pensais fort fort à ça pour m'empêcher de perdre dans le songe des vendredis soir où je volais littéralement au dessus du sol pour retrouver mon Silvio bien aimé. Ces vendredis là étaient des jours de fête... Il y avait toujours mille et un délices qui m'attendaient et le luxe de chaque était de le partager avec lui... Que cette période me semble lointaine maintenant... Je me demande s'il a enfin trouvé le bonheur, lui. Je ferais mieux de me faire couler un bain et de me pencher sur le bonheur simple d'un week end loin de mon entreprise... Ce soir : un bon film, demain après midi : Béca, demain soir : dîner en famille avec mes nièces, dimanche midi : rebelote, dimanche après midi : Gurty (à confirmer... hum), dimanche soir : ?, et lundi : Loomi ou roman... Amitié, famille, écriture... mais point du reste... Est ce donc si important ? Il faut croire que oui puisque sans foudre point d'alchimie...
P.S : Merci Sylvie et Olivier pour vos messages dans le Gold'n Book... :o)
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