Mercredi 28 Mars 2001
Le journal a 6 mois hip hip hip...
9h48 : :o)
Bon, ben moi je vais me coucher ! Bonne nuit à tous :o))) Je repasse vers 17h00...
16h22 : Prémonitions...
Vous vous souvenez de mon rêve d'hier concernant mon père ? Mes parents viennent de rentrer de la campagne, ils ont passé la nuit à l'hôpital, mon père a fait un très gros malaise... Les médecins pensent que le cerveau n'a pas été correctement irrigué pendant un moment assez alarmant. Tout a commencé par de terribles vertiges, maman m'a raconté qu'il ne tenait plus de debout, qu'il s'accrochait aux murs comme un ivrogne... Il a eu des nausées et sa tension était à plus de 17. A présent, mon père est couché là, dans la chambre à côté et j'ai peur... Très peur... Quand ils m'ont raconté ce qui s'était passé, mon père calme et vaillant, maman complètement paniquée, ils m'ont dit "tu te souviens de ce que tu as dit hier Scrib ? ça fait froid dans le dos n'est-ce-pas... ? C'est pour cela que nous n'avons pas voulu te prévenir par téléphone de ce qui arrivait... Tu aurais eu trop peur..." Je commence à me poser de sérieuses questions sur ces affreuses prémonitions... Deux fois comme ça, c'est très étrange... La prochaine fois, je prendrais cela extrêmement au sérieux et surtout je continuerai de les exprimer à haute voix... ça a rompu le charme déjà deux fois, il ne faut pas le négliger...
Hier soir, nous avons pris un verre chez Mathieu avec Julien qui nous a montré ses photos de vacances en californie. Nous sommes allés chez moi vers 23 heures et avons commencé la nuit en buvant cul sec deux petits verres de la "pêche du grand père de 87"... Ce truc là comme disent les "bronzés au ski" ça déboucherait un chiotte ! En clair, cette eau de vie ravage les tripes de manière particulièrement euphorisante :o) Mathieu a continué à l'ouzo et je me suis rabattue sur un thé pour me "dégriser". S'en est suivi un cortège de glaces, de surf sur le net (il faut absolument voir le site du "gros laid du mois" cf page liens quand on est un peu pompette, c'est encore plus drôle !! On s'est amusé à chercher à quel animaux ces gens nous faisait penser... Hihihi) Et puis vers deux heures on a regardé Gladiator en s'interrompant régulièrement pour parler de sa vie, de la mienne, de cinéma, des rôles qu'il pourrait interpréter à l'avenir, de Wilde etc... Tout le long du film, il a tenu à me garder dans ses bras (une vieille habitude...) Il me faisait des chatouilles sur le bras, me caressait les cheveux, c'était très agréable...
Au moment de "dormir", il a insisté lourdement pour que je reste avec lui au lieu d'aller dormir, comme je l'avais prévu, dans le lit de mes parents. Il comprenait parfaitement que je n'étais pas encore prête à passer la seconde et m'a comblé d'attentions plus tendres et plus romantiques les unes que les autres. Je sais que c'était une sorte d'effort pour lui parce qu'il m'a avoué qu'il m'aimait beaucoup depuis plusieurs années... Héhé, je ne le savais pas ça ! :o) Il me parlait du lycée, de notre séance de cinéma où on avait vu Dracula avec Béca, et que déjà, à l'époque... :o) C'était très chouette de l'entendre me dire ça... Il était doux, prévenant, intarissable. Je savais qu'il était fatigué, qu'il avait envie "d'autre chose" mais il suivait mon rythme, il me serrait fort dans ses bras, m'embrassait dans le cou, et vers 5 ou 6 heures du matin, à la lueur d'une bougie il m'a fait mourir de rire en me "cruisant" en "québécois". Il y a vécu 2 mois et demi à Montréal, le temps du tournage de "Coyote" (je ne sais pas si mes amis du Québec ont vu ce film ?) et grâce à ses capacités d'acteur il arrive très bien à s'imprégner des accents, le résultat valait son pesant d'or ! C'était super de l'entendre me parler comme ça...
Les dernières heures (entre 7h et 9h30) furent pleine de tendresse, plein de bisous plus doux les uns que les autres et pourtant rien de plus. Ce type est un gentleman d'une rare élégance et d'une patience à toute épreuve :o) Vers 9h30, je lui ai demandé de rentrer parce que je voulais qu'il dorme tranquillement dans son lit, mais lui ne voulait pas, il me serrait plus fort et voulait se réveiller quelques heures plus tard près de moi... C'était fou, complètement fou... Je ne m'attendais pas à ce qu'il s'attache à moi de cette façon... ça m'a dérouté, je ne sais pas ce que je peux lui offrir en ce moment... Il est rentré donc, à contre cœur, me couvrant de baisers et m'a laissé dans mon lit, bien au chaud, pour partir dans la lumineuse matinée de cette nuit blanche. Je me suis levée, j'ai bu un grand verre d'eau, vous ai écrit la ligne de ce matin et j'ai trouvé son pull, oublié, sur une chaise. Je l'ai enfilé et me suis rendormie... Toutes les heures je me suis réveillée et sa présence me manquait, j'avais du mal à réaliser que quelques heures auparavant il avait été là, tout près, dans mon lit.
Je viens, au radar, d'emmener nona porter sa déclaration de revenu. Sortir, quelques minutes après que papa et maman soient rentrés avec leurs tristes nouvelles, avec ce terrible mal de crâne caractéristique des nuits blanches et des lendemains de "beuveries", fut un véritable supplice... Pourtant nona était éblouie de voir tant de bonne humeur sur le visage blafard de sa petite fille. ;o) "Oh, je t'aime quand tu es riante comme ça ! Merci merci de m'avoir emmenée en promenade, tu m'as fait rire tout le chemin"... Oui, ça oui, je l'ai faite rire ! Hahaha, j'ai dit "a voté" quand elle mis son enveloppe dans l'urne des impôts, je la fouillais façon police nationale pour l'aider à retrouver ses clés dans le hall de l'immeuble, et je lui dis qu'avec son bob elle ressemblait à "l'ours Paddington" :o) etc... Arf...
Je me sens sur un nuage, je ne suis pas vraiment amoureuse mais je suis diablement bien, je me sens légère, de nouveau digne d'être aimée, je sais que je sens très bon (héhé) et que j'ai la peau très douce (héhé) et rien que d'avoir entendu cela me fait un bien fou... Ce soir je vais m'occuper de mon petit papa chéri, et puis je vais me coucher tôt... Revenez donc me voir demain !... Ou plus tard, we never know ! :o)
météo intérieure du jour :
C'est le printemps...
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