Lundi 2 Octobre
Il y a quelques points que j'aurais aimé aborder hier, mais prise dans le feu de ma peine et de mes larmes à peine séchées je n'y avais pas pensé. Une nuit réparatrice s'en suivie et me voilà fraîche et dispose pour vous raconter le reste...
Tout d'abord je ne vous ai rien dit de la boum de "Bob"... Une soirée qui tenait plus du "monde est à vous" de Jacques Martin que de la soirée conviviale (vous savez : "le monde est à moi, c'est mon émission, vous répondez à mes questions par mes réponses... etc... ) Bob avait ce soir là bas invité la bande des Roberts au grand complet et il est sorti avec une nenette qu'il avait invité dans ce but (un puceau de 23 ans doit savoir prendre les devant !). Mais les histoires de Bob ne me passionnent plus guère (car d'abord je le trouve finalement très inintéressant et ensuite il se comporte comme une pure commère, déblatérant, hypocrisant, grossissant chaque confidence qu'on lui fait (une honte de trahir un ami !!), pour faire les gorges chaudes de son tiède auditoire, il a d'ailleurs foutu en l'air l'ébauche d'histoire que Rob a eu dernièrement grâce à ce trait de caractère !) Il a en outre, lui qui se disait mon ami, retourné sa veste alors que j'avais énormément besoin de son soutien il n'y a pas si longtemps... Bref, c'est une hyène sans couille ! Et Rob est de plus en plus déçu, écoeuré même par sa stupidité et sa puérilité. Bob l'a snobé toute la soirée, il ne lui a pas adressé la parole, ne lui a rien dit de son nouvel espoir de conquête, et moi j'ai envie de lui foutre mon poing dans la gueule à ce merdeux de Bob !!!!! Merdeux de Bob qui passent son temps à m'envoyer le détail de sa vie alors que je ne lui réponds jamais ! Un jour, je vous le dis, il va y avoir conflit, je défendrai mon tit Rob et par la même occasion lui diras ce que j'ai sur le coeur ! Dans ces cas là, c'est toujours moi qui gagne (sauf si on en vient aux mains... heu...)
Bob ne sait même pas qu'en ce moment son ami souffre, déjà à cause de lui mais aussi parce qu'il est triste d'avoir perdu celle qu'il commençait à aimer, il s'inquiète des problèmes de santé de sa mère, de différents soucis d'argent et se répète "que tout le monde s'en fout de lui"... M'est avis que s'il n'était pas si déçu par cette bande de friends, ils les achèverait en trois mots !!!
Cet après midi je vois Russel, on va peut être se faire un ciné ou boire un thé à la mosquée (j'adore ce décor des mille et une nuits et je suis folle (tout court) du 5ème arrondissement. A ce propos dernièrement j'ai lui le journal de Frannie qui a photographié les arènes de Lutèce et je l'en remercie, même rempli de bouliste, c'est un endroit charmant !)
Hier je vous parlais de mon chat, un tendre siamois que j'aurais dû nommer Ramsès II tant son règne fut long et glorieux (19 ans de carrière !). Voici l'histoire de sa fin... Après une longue agonie il nous a quitté le 6 avril dernier dans des circonstances que je ne me pardonnerai jamais.
Cela faisait des jours et des jours que je lui disais chaque matin adieu avant de partir au travail et chaque soir avant de me coucher, espérant le voir encore se battre une nuit de plus. Je voulais qu'il m'attende pour mourir, lui le témoin de mon enfance... Il m'a attendu tellement qu'il préférait souffrir (cancer généralisé, hémorragie interne) plutôt que de m'abandonner. Chaque soir, à table, mes parents parlaient de le piquer et je n'ai jamais accepté la chose, pourtant un matin, le trouvant dans un état pitoyable j'ai pensé plus fort à lui qu'à moi et je suis allée chez le vétérinaire avec ma mère. Mon père a préféré, ce lâche, rester au lit pour finir sa nuit... J'ai donc vécu seule, et je dis bien seule, ce moment atroce puisque ma mère s'est effondrée dans mes bras et n'a rien vu de la scène. La scène en question, c'est mon prince, couché sur le flanc, ses beaux yeux de corail mi clos, subissant mes caresses pendant l'injection fatale... J'avais ma main sur son coeur quand il s'est arrêté... Et mon enfance est partie dans son souffle... Aujourd'hui je voudrais porter à la postérité une lettre que je lui ai adressé ce jour là et vous quitter sur ces mots... Puisqu'il me faut me livrer ici, voici mon âme à vif...
Cher Pim,
Ce soir tu vas passer ta première nuit loin de ta famille… Où es-tu ? N’as-tu plus mal ? La porte de la cuisine est grande ouverte, elle n’a plus de raison d’être fermée, tu n’es plus là… Reviendras-tu me voir en rêve pour me dire que j’ai bien fait ? Est-ce que j’ai bien fait ???
Tu me manques, tu nous manques. Tu ne l’as jamais su (ni nous non plus, jusqu’à ce jour d’ailleurs) mais tu étais l’âme de cette maison, le seul à ne jamais crier, à ne jamais se plaindre. J’ai envie de tout annuler, de revenir en arrière, de regarder encore tes yeux si chavirant d’innocence, de caresser ta petite tête qui se baissait pour en avoir encore… Pardon de t’avoir emmené chez cette femme qui t’a tué et pardon aussi de ne pas l’avoir fait avant… Pardon de ne pas avoir eu la force de passer la nuit dernière à tes côtés… Tu es parti les bras chargés d’amour mais sache que tu as emporté bien plus : mon amour, mon enfance et tout ce qui me restait d’émotion… Je me sens vide sans toi et quoi que puissent en dire les gens qui m’entourent, personne ne peut comprendre ma peine et le bonheur infini que je ressentais à être à tes côtés ! Mon Pim, mon pauvre petit minou, personne ne prendra ta place ! Je me souviendrai de chacune de tes attitudes jusqu’à la fin de mes jours ! Fais-moi une place dans ton paradis pour que je sois près de toi quand mon heure sera venue, et continues de veiller sur moi avec la même tendresse que durant ta longue vie.
Je t’aime mon petit chat !