Jeudi 30 Novembre

 

Intel voyant des tours de magie : 

"Moi j'ai déjà du mal à faire descendre mon chien du canapé !!'

 

11h58 : Vous avez vu je suis là avant midi ! C'est bien hein ? Oulaaa je sais pas comment vous avez dormi mais moi, je suis tombée comme une masse :o))... 

ça n'a rien à voir, mais j'y pense, ça fait longtemps que je n'ai pas vu de k7 vidéo... Mmmm... Je dois bien en avoir une petite qui me reste du temps d'avant... Mais oui ! Ce film qui ne m'avait jamais rien dit avec Samuel L Jackson et Sandra Bullock... heu... "le droit de tuer" je crois... Bon, je regarderai ça ce soir :o) Là il faut que je me dépêche, on a prévu d'aller chez Bem aujourd'hui et comme on ne veut pas rentrer trop tard à cause des agrandissements photos qu'on doit aller chercher avant de rentrer, ben, faut que je me secoue et que je file sous la douche !! I'm back soon les kros kros :o)

 

17h09 : journée tendre comme une peau de bébé...

Le soleil vient de se coucher comme me l'a indiqué l'objectif de mon appareil photo... La journée finit de se couler doucement dans la nuit. 

 

Je me suis réveillée sous les tendres caresses de sa main sur ma joue, pour quelques heures, quelques jours, mon amour a enfin compris mon désir d'être choyée... Il m'a offert du pain cuit dans le four pour petit déjeuner avec de la confiture de rhubarbe, du beurre tendre et un bon thé... 

 

Nous revenons de chez Bem et depuis, une grande émotion m'étreint. Je l'ai retrouvé comme avant, tout était parfait, on a parlé des grands parents, de leurs folies et j'ai bu ses paroles ! Elle me soutient, elle nous soutient, cette fois j'en suis sure... Je suis rassurée... 

 

"Pincess zuzu" la dernière des trois filles, (2 ans et demie) s'est levée de sa sieste pour venir se lover entre mes bras sans passer par la case "maman". Peut être m'a t elle confondu, en tout cas j'étais ravie de la méprise :o)) On s'est câlinée l'une l'autre pendant une grosse demie heure et au moment de partir, comment dire... C'était, heu... magique... Je me suis penchée vers elle, (elle était assise par terre pour regarder la télé) et elle avait la tête tendue vers moi, elle tirait sur son cou pour que j'arrive plus vite et nos yeux ne se sont pas quittés jusqu'à un gros bisou sur la bouche ! C'était très très tendre et merveilleux... Ce petit ange et moi qui nous embrassions de concert... J'en suis restée songeuse un long moment avant de dire à Silvio la phrase fatidique : "Ouinnnn, je veux un bébéééé" ;o)

 

En arrivant chez Bem, elle m'a tendu un paquet, j'avais reçu du courrier... Une pochette venant de la chaîne de télé, "la cinquième"... J'ai découvert le dernier album d'Axelle Red... J'ai apparemment gagné à un jeu auquel je me souviens vaguement avoir participé par téléphone. Cool ! Justement j'hésitais à m'acheter cet album, je le trouve terrible ! J'avais mis les paroles d'une chanson tirée de cet album dans le journal, souvenez vous, la chanson s'appelait "Parce que c'est toi". Cette chanson m'a toujours faite penser à Silvio. Ces paroles, j'aurais aimé les écrire pour lui. Et comme lui n'avait jamais entendu la musique qui allait avec, on a fait "péter" la sono de la voiture et ça m'a fait pleurer d'émotion de voir ces paroles et Silvio les écoutant avec attention... Il y a deux autres chansons que j'aime particulièrement si vous avez l'occasion d'écouter cet album, il s'agit de "Ce matin" et "A 82 ans"... Écoutez les, vous vous sentirez bien ! La chanson : "Bimbo à moi" me fait aussi penser à Silvio, à notre rencontre en boite de nuit héhé... 

 

En rentrant de chez Bem on a fait la course au soleil, je voulais à tout prix prendre en photo ce magnifique paysage et mon appareil était resté à la maison... Silvio a risqué notre vie sur la route juste pour que je puisse prendre le coucher de soleil en photo :o) On a réussi mais c'était juste, juste... Bientôt, vous les verrez toutes ses fameuses photos prise de ma terrasse... 

 

Je dois être vraiment et irrémédiablement folle parce que je me surprends à me dire que cet endroit va me manquer... Après m'en être si plainte... Je suis cyclique, ma mère a bien raison ! Je ne me comprends même pas moi même ! Il faut dire que j'ai du mal à vivre loin de Silvio et la perspective de vivre sans lui ne m'enchante guère "Derrière chacune des choses exquises qui existaient se cachait quelque chose de tragique." disait Oscar Wilde... Ici gît ma première demeure... Fini la liberté, fini les vacances, fini la vie à deux, fini les couchers de soleil, retour à la case départ... Je sais, je sais, je suis bien compliquée... Que voulez vous, je suis un être perpétuellement nostalgique des départs, quels qu'ils soient... C'est pour ça, qu'il ne faut pas trop me bouger d'endroit... Je le vis mal... :o)

J'ai dit n'importe quoi ce matin pour ce qui est du film "le droit de tuer" !!! Impossible de regarder la k7, elle est à Marseille, dans les cartons ! Tout comme le doudou n°2, mon dauphin bleu... dans les cartons aussi ! C'est un comble tout de même : un Dauphin qui prend le bateau héhé... Je vous dis @ + les amis, je vais lire vos mails :o))))) 

 

21h30 : ALORS ! C'est kiki m'a inscrit à webmalin ???? 

Je regarde une émission sur France2 sur le racket... Cela me rappelle de bons souvenirs. Oui, oui, de bons ! :o)) Moi aussi je me suis faite racketter à l'école primaire, même que j'ai vécu ça avec ma chtite Bécassine héhé... Moi c'était des pièces de 5 francs, et des "mars", qu'on nous demandait, ça a duré 2 semaines. Les deux filles qui nous faisaient ces menaces sont venues nous trouver un jour, comme ça, en pleine cour de récréation, elles étaient en CM2 et c'était donc des grandes ! Au début, bien sûr, on a eu très peur, on se retrouvait le matin avec Bécassine devant la boulangerie pour acheter nos "mars" et très vite, nous n'eûmes plus d'argent. Moi, je piquais des pièces de 5 francs de collection à ma mère, ça, surtout, ça me faisait honte... J'entends encore ce que me disait ces filles : "tu vois le trou de la serrure de la cantine ? Je vais t'encastrer la tête dedans !" héhé... les petites connes ! 

 

Un midi, alors qu'exceptionnellement ma mère n'était pas là pour le déjeuner, et que je partageais mon repas avec mon père (nous avions de 12h15 jusqu'à 13h30 pour rentrer chez nous, si nous ne mangions pas à la cantine, et j'habitais tout près de mon école) Ce jour là,  donc, j'étais très angoissée, je n'avais pas mon "mars" et plus d'argent dans la cagnotte de ma mère... Je décidais de raconter à mon père l'histoire d'une "fille" de ma classe qui se faisait racketter et je lui demandais quels conseils je pouvais donner à cette "fille"... Sans sembler comprendre mon subterfuge (hihihi rusée la petite scrib' !) il se met à me raconter comment les résistants français de la seconde guerre mondiale, maquisards ou non, dont il faisait partie quand il avait 13 ans, avaient combattu par leur courage et leur "débrouillardise" les nazis et leurs pratiques barbares. 

 

Sans me faire un cours magistral, il m'a, ce midi là, enseigné le prix de la liberté, le droit de me défendre contre une attaque infondée d'autrui et la justice. Il ne m'a pas appris la haine et la violence, il m'a appris la paix et la notion de bien et de mal. Cette petite conversation est restée gravée dans ma mémoire. Cette après midi là, du haut de mes 9 ans, en entrant dans mon école, Bécassine sur les talons, j'étais gonflée à bloc. Je n'avais pas à céder un pouce de terrain à ces filles là ! Si elle voulaient des "mars", elles n'avaient qu'à s'en acheter et je n'avais plus à me prendre des baffes ni à me taire en subissant les menaces qui pleuvaient sur ma copine et moi. Je dis à Bécassine que nous allions cesser cette torture morale... Elle m'a dit : "quoi ? tu n'as pas ton "mars", mais elles vont nous taper !!" Je lui ai dit : "tu vas voir !" 

 

J'ai foncé droit vers les filles en pleine cours de récréation ! Là, je me suis campée sur mes petites jambes, toute droite et j'ai dit à la "chef" : "Nous n'avons pas ce que tu nous as demandé, nous ne te donnerons plus rien désormais, c'est fini, tu comprends ? Fini, espèce de nazie !!" (héhé, n'importe quoi la scrib !! :o)) La fille a eu l'air un peu surprise (devait pas bien savoir si "nazi" était une insulte ou autre chose... ) et se reprenant elle a mis un doigt sous son cou en le faisant glisser lentement avec un air méchant pour me signifier que "ma fin" était proche et elles est partie... En montant en salle de classe, Bécassine n'en menait pas large, et moi même j'avoue que son geste m'avait pas mal effrayé et je n'arrivais pas à savoir où j'avais pu puiser la force de m'exprimer ainsi... J'ai attendu la sortie avec anxiété... Qu'allait il nous arriver... Et bien RIEN ! Absolument rien... L'affaire s'est arrêtée là... Personne ne m'a plus jamais embêté à l'école... Merci Papa :o) Belle revanche et donc, beau souvenir de victoire ! 

 

 

 

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