Samedi 01 Décembre 2001

"Je suis un gaucher contrariant. C'est plus fort que moi. Il faut que j'emmerde les droitiers."
Pierre Desproges 

 

 

13h54 : Vite, vite, où est mon journal ?!!

...Que je vous raconte tout ce qui m'anime en ce samedi matin, jour d'ouverture de la première porte du calendrier de l'avent que je n'ai pas :o) Mes amis quelle soirée !! Pretty woman c'est de la gnognotte à côté de mon conte de fée !! Héhé, mais reprenons depuis le début ;o) Alice est venue chez moi, nous avons écouté des disques en nous habillant, avons frémis devant "sweet smile" et "bird of passage" du groupe The Mission et avec moult chair de poule et un coup de téléphone surprise de Mimi chérie from Montréal nous sommes allées manger des antipasti à la trattoria près de chez moi. Puis vint le bus (le groupe d'espagnol perdus qui criait "venga, bamos !!"), l'arrivée chez Annab, les fous rire, un peu de Mano Negra et beaucoup de paillettes dans le décolleté... Monsieur Steeve, que j'ai décidé de rebaptiser Cédric (il est breton et Steeve est vraiment un prénom qui pue !!) m'a téléphoné vers 22h et nous l'avons rejoint, lui et un autre de ses copains (imbuvable) chez Clément sur les Champs où les petits s'attaquaient (en toute simplicité) à un plateau d'huîtres. Devant le manque de place nous avons décidé toutes les 3 de les attendre au Drugstore Publicis. Ils nous ont rejoint une bonne heure plus tard... En les attendant, et sur une idée formidable d'Annab, nous avons bu une Sangria... Yaaaa... C'est pas du tout bon ce truc mais bon Dieu que c'est traître ! D'un coup vous vous prenez une méchante claque derrière la tête et vous vous mettez à rire comme si jamais vous n'alliez vous arrêter... J'ai cru qu'au sens propre j'allais MOURIR de rire... Peu de temps après l'arrivée du toujours beau Cédric (Steeve, vous suivez ?) Tom est passé nous saluer et, alors que j'allais claquer le beignet de l'imbuvable copain de Cédric, Jules est lui aussi arrivé, tel d'Artagnan revenant d'un Basket :o) -pas de destrier mais bien fatigué quand même :o)-

 

Devant la boite, Cédric a dit trois mots à la morue habituelle et nous sommes rentrés à 8, à "gauche" et avec le sourire. No way baby, nous sommes tous une bande de stars :o)) Vestiaire... Je lorgne sur mon pantalon dans mon sac à dos en pensant "mais pourquoi diable ai-je mis cette foutue mini jupe ?" J'annonce à Cédric que je n'ai pas pris mon feu et que donc il aura la lourde tâche de me "dépanner" toute la soirée. "No problemo, je vais t'allumer toute la nuit..." Arf. Quel mariole :o) Je lui annonce qu'il lui faudra sans doute se battre vu tous les gars qui vont se jeter sur moi (quelle mariole !) et nous nous engouffrons dans la salle vip du lieu. Ronan et d'autres amis sont déjà dans la place. Les présentations se font vite, je reste collée à mes potes. Cédric prend une table près de la piste de danse, une bouteille, des jus de fruits et nous nous prenons place sur des poufs (et non des pouffes :o). J'ai énormément de mal à danser, je sens tout le temps son regard sur moi... Heureusement qu'Alice, Annab et Jules sont là pour mettre l'ambiance ! Ils me déstressent énormément et je rentre finalement dans le "groove" :o) Cédric est déçu car je ne bois rien, je ne participe pas à la tablée. La sangria est pourtant oubliée mais j'ai une sainte horreur du Whisky ! Pour plaisanter je lui dit de mon air le plus snob que je ne bois que du champagne... Comme si j'avais claqué des doigts une coupe m'ait apparue soudain sous le nez. Hum. Regard entendu avec mes copines : ce type est dingue ! :o)) Vers 3h30, alors que cela fait une bonne heure qu'avec Cédric on se raconte des blagues, qu'on parle de Porsche, d'Ardisson, d'un gars-une fille, des Nuls, des bronzés et de "Ghost" (son film préféré) Annab m'annonce qu'elle et Jules vont rentrer. Ma cops est tired. Alice m'annonce peu de temps après qu'elle aussi commence à fatiguer. Ouiiinnn Mais moi j'ai pas envie de rentrer... Est ce raisonnable de ne rester qu'avec Cédric que tous ses amis ont également abandonné depuis plus d'une heure ?

 

Je prends le risque. J'embrasse mes amis, les raccompagne au vestiaire, troque ma jupe contre mon pantalon (Merci Jules de m'avoir cachée ;o) et retourne, pleine d'appréhension, vers Cédric. Nous voilà seuls. Il est 4h... Nous dansons (enfin je fais de mon mieux étant donné ses yeux constamment plantés dans les miens) et quand la musique n'est plus "bonne", nous nous vautrons dans de grands canapés et nous recommençons à parler. De tout. De rien. Il me taquine, je sens ce qu'il attend, je suis totalement bloquée... Plus ce type m'éblouie, plus je suis paralysée... Nous changeons de salle, la nôtre ferme. Autre décor, je monte sur le podium, Cédric rigole, il prend ma place, je suis bluffée qu'il ne se soit pas dégonflé, il joue le jeu à fond, frime et se trémousse. Je sens beaucoup de regard sur nous. Le 10è type de la soirée m'aborde (je ne vous dis pas combien de "z'êtes bien charmante mademoiselle" j'ai entendu hier soir ! :o) Il pense que Cédric est mon copain, il s'excuse et me dit : "il a bien de la chance !" Arf... Je le répète à mon complice qui rit jaune... "Ah si seulement !" :o) A chaque fois que je me fais draguer je sens que Cédric m'apprécie un peu plus. Pensez donc : je plais, et pas qu'à lui ! ;o) Et surtout je "rembarre" ce qui semble beaucoup l'amuser. Il me laisse "exprès" sans feu, pour voir les types se précipiter avec leurs briquet. Arf. Nous retournons nous asseoir. Quand on se parle, nos joues se collent de plus en plus, c'est si doux... On se fait deux trois confidences (à 9 ans il a joué Jeux Interdits devant des amis de ses parents et une vieille dame s'est mise à pleurer) et tout à coup, alors qu'une fois de plus je me moquais de sa bouille de bébé il m'annonce très sérieusement : "Bon, écoute, je ne peux pas me taire plus longtemps... J'ai plus envie de jouer. Scrib, j'ai 24 ans en fait... La Porsche est à mon beau frère, j'ai eu d'ailleurs beaucoup de mal à l'emprunter dimanche dernier, je suis étudiant en dernière année d'école d'ingé..." Vous savez ce que j'ai répondu à ça ???? Je lui ai dit : "quoi ? Tu as payé tout ça ce soir et tu es étudiant ? Mais t'es fou, combien tu veux que je te donne ?" Ha ha ha... Bon, bien sûr, j'ai répété au moins dix fois, "non mais c'est pas vrai ? C'est une blague, tu ne m'as pas menti depuis tout ce temps ?!" Il a l'air dégoûté... Il me dit : "ça t'ennuie pas vrai, d'avoir failli sortir avec un minet de 24 ans ?" Je suis sciée ! Il a réponse à tout, tout s'éclaire, les copains, le boulot, la tchatche, la voiture... Tout était faux. Vous savez, le pire, c'est que même si je lui en veux un peu, il me plait tout de même. Il s'aperçoit que je me fous que sa Porsche ne soit pas la sienne, qu'il n'ait que 24 ans. Je lui dis que je m'en doutais un peu, que vraiment il faisait jeune avec ses envies de fiesta alors que s'il avait eu 28 ans il aurait plus souhaité de l'engagement, du "solide". Pendant 20 minutes il me décortique tout le mensonge. Je ne sais plus que penser. Où est le vrai, où est le faux. Il y a un mensonge dans tout ça, mais où est il ??? Il ment atrocement, horriblement, terriblement... Bien ! Je suis maso, mais j'admire son bagou. (foutez moi des claques !!) :o)

 

Et puis il a éclaté de rire. Il m'a regardé droit dans les yeux et m'a dit : "je t'ai menti, seulement je ne t'ai menti que ces 20 dernières minutes... Je suis vraiment né en 73, j'ai vraiment une Porsche etc, etc..." Je me suis cachée sous mon pull, honteuse... Il a ri encore plus et m'a serré, d'un coup, comme ça, dans ses bras. Très fort. Il m'a dit "c'est trop mignon comme tu as réagi !" Nous nous sommes levés pour rejoindre le vestiaire. Après tout il était presque 7h du matin ;o) Dans l'escalier il s'approche de moi et essaye de m'embrasser. Je m'esquive et dis : "non mais tu te moques de moi là ? Tu ne crois tout de même pas que je vais t'embrasser après le pipeau que tu viens de me faire ?" Je me marre... Lui beaucoup moins :o) Il commence vraiment à avoir peur. Je lis sur son visage cette impression qu'il a "tout gâché" avec son mensonge. Ce qu'il ne sait pas encore c'est que grâce à ce mensonge j'ai réalisé combien sa vie m'importait peu. C'était lui, et c'était tout ce qui comptait. Le "reste" n'était qu'"accessoires"... Quand j'ai su qu'en plus ce n'était pas un menteur (il m'a montré son passeport et sa carte grise ! arf... 1973 !) j'ai vraiment eu l'impression qu'il avait bien fait de me raconter ce faux mensonge. Au moins il m'a vu sous mon vrai jour. Il a vu que j'étais une "gentille", que je n'étais pas une greluche intéressée. Un partout. Balle au centre. Plus de fard, juste nous, pour de vrai. Nous avons pris notre taxi sous l'Arc de Triomphe, les pavés luisaient de pluie, l'air était doux, très doux, et près de moi j'avais un vrai prince charmant comme on en rencontre plus. Il m'a raccompagnée chez moi, n'a pas voulu me laisser payer le taxi alors qu'il habite à l'autre bout de Paris et même plus loin encore... Tandis que notre carrosse l'attendait il m'a raccompagné jusqu'à mon ascenseur. Nous avons croisé mon gardien passant la serpillière (top top romantique comme situation !) "Bonsoir !" arf... "Bonjour" répondit le gardien... Il s'est encore excusé pour son "mensonge" et m'a fait la bise. Dans le taxi nous avions parlé de nous revoir ce soir (ouiiiii tout à l'heure !!) J'ai adoré cette petite bise toute gentille et ai décidé que la punition avait assez duré. J'ai attrapé son manteau et je l'ai embrassé, très vite, sur la bouche, en fermant les yeux une demie seconde... En me mettant au lit ce matin, je sentais mes draps frais d'une manière toute différente. Bientôt ce serait Noël et mon cadeau venait de m'arriver sans crier gare, par la cheminée... Son télémessage m'est parvenu au moment où je me repassais en boucle ma nuit près de lui : "Chui vraiment désolé de t'avoir "trompée"... N'est ce pas un petit bébé adorable ? Il me manque déjà tellement... Il me faut prendre dès maintenant des mesures draconiennes si je veux conserver un peu de dignité ! Arf. Vous vous savez que le poison est entré en moi, mais lui, je souhaite qu'il l'ignore le plus longtemps possible ! Je veux le garder cet amour là, je le veux ! Chuuut...

 

21h32 : Grande gamine :o)

C'est encore pire que d'habitude. Heureusement qu'Annabelle est là pour me prodiguer ses judicieux conseils sinon je ne donnerai pas cher de ma peau ! Levée comme sur un ressort 4h après m'être couchée j'ai vu Cédric se lever à son tour vers 15h sur le net. Je n'ai pas vu passer l'après midi, trop occupée que j'étais à répondre aux mails de congratulation de mes amis et lecteurs. Cédric m'a appelé vers 18h, il allait (une fois de plus) voir sa sœur qui est maman depuis peu (ah tiens ? Il aime à ce point les marmots ?) Nous avons immédiatement retrouvé notre complicité de cette nuit et comme nous étions quelque peu exténués il m'a proposé de me rappeler en sortant de chez sa sœur vers 20h pour décider si oui ou non nous sortions. Branle bas de combat ! Je me suis douchée et ai longuement interrogé Dame Annab pour savoir si oui ou non je laissais débarquer les anglais (ou si je sabotais leurs yellow submarine pour ne pas être préoccupée par ces détails quand j'ai une "histoire" qui commence... Attention, ne vous méprenez pas, il s'agit juste de me sentir à l'aise, c'est pas forcément pour "coucher" ok ?!!) J'ai surtout posé une question qui m'agace à Annab'... Étant donné que j'ai quitté Cédric sur un petit "smack" comment dois je le saluer maintenant ? Une bise, un salut de la main, un autre smack, un nuage de fumée suivi d'un "HuGh" sonore ? :o) 

 

Atk, il m'a rappelé vers 20h en me disant "j'ai 8 minutes de retard, tu ne m'en veux pas trop ?" héhé, n'est il pas trop cute ? Il m'a dit qu'il préférerait se coucher tôt et "regarder un film en mangeant des ravioli à la crevettes, et pourquoi pas, tiens, Gladiator, si il n'y a pas de k7 libres, Maximus y est si bien !" :o) Heu... ça ne serait pas une sorte de perche, ça ? Quand je lui ai dit que j'avais également la k7 il a ajouté "oui mais chez moi c'est en format cinéma que je le regarde..." haha ! De là à ce qu'il évoque le fait que ça me dirait d'aller le voir avec lui :o)... Pour finir il m'a dit : "tu fais quelque chose demain ?" Devant ma réponse négative évasive il m'a dit "alors, à demain ;o)"

 

Ce soir je m'endors bien heureuse. J'ai enfin quelqu'un de spécial à qui penser en serrant mon oreiller ;o) Même loin de moi je le sais là, gentil avec sa bouille de bébé cadum, son air malicieux, ses immenses yeux bleus qui rient et son sourire espiègle... J'en ai des frissons rien qu'à repenser à ce moment ou nous nous sommes tombés dans les bras... ARF... Scrib, vous me copierez 100 fois "Il ne faut pas s'emballer" Ok M'dam... Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il ne faut pas s'emballer - Il faut s'emballer -  Il faut s'emballer -  Il faut s'emballer -  Il faut s'emballer -  Il faut s'emballer -  Il faut s'emballer -  Il faut s'emballer -  Il faut s'emballer -  Il faut s'emballer -  Il faut s'emballer -  Il faut s'emballer -  Il faut s'emballer -  Il faut s'emballer -  Il faut s'emballer -  Il faut s'emballer -  Il faut s'emballer -  Il faut s'emballer -  Il faut s'emballer -  Il faut s'emballer -  Il faut s'emballer -  Il faut s'emballer - ... Décidément, ça ne rentre pas ;o)

 

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