Dimanche 2 Septembre 2001
"Les fêtes n'existent que pour colorer les angoisses."
Léonor Fini
20h27 : Ouf, ouf, désolée d'être en retard... :)
Salut les krokros, désolée vraiment, mais essayez de comprendre : j'ai une vie trépidante ! Laissez moi vous raconter et vous comprendrez... Rewind... Hier, vers 18h30, Chiara est arrivée chez moi. La pauvre pitchoune avait une rage de dent terrible, ce qui, on le comprend aisément, la faisait enrager. Je me suis efforcée de la faire sourire malgré la douleur et même si, comme dit Carry, elle n'allait pas à cette soirée pour "pécho", je me suis métamorphosée en vendeuse de prêt à porter pour lui vanter les mérites de mes t-shirt et autres petits hauts glamour. Quand nous avons pris la route pour retrouver Carry, nous avions toutes les deux le sourire et je l'ai trouvé trop mimi avec son eye liner qui dessinait encore plus ses yeux noisettes en amande et ma petite tunique noire qu'elle portait super bien. Mon 4 quart de 800 gr sous le bras nous avons passé la porte blindée de chez Carry toutes contentes de la soirée à venir. Peu après, Roméo et Juliette, un couple d'amis de Carry est arrivé. Tout de suite le courant est passé ! J'étais vraiment ravie de voir que tout le monde appréciait ma Chiara autant qu'elle même a apprécié Carry la douce, Juliette l'espiègle et Roméo le cynique. Un before mémorable !
Nous avons grignoté des fromages, des fruits, des baguettes campagnardes, bu du thé et du coca light. Carry sait recevoir, aucun doute là-dessus ! Vers 23h, nous nous sommes engouffrés tous les 5 dans le carrosse de Roméo pour nous rendre au Lilas. Tony vit dans un cadre enchanteur. Il avait décoré son grand jardin et ses canisses de mille et une petites bougies, de plusieurs tables sur lesquelles trônaient divers alcools et bretzels à picorer et de tabourets de bar, de chaises de jeux vidéos etc... Ce jardin pittoresque et hétéroclite menait sur une immense maison à poutres apparentes, mezzanines, lucarnes, escaliers dignes d'une maison campagnarde de notable. Tout était décoré avec grand goût. Les invités commençaient doucement à affluer. Black, blancs, beurs, artistes, acteurs, bohémiens fabuleux et joueurs de fifres. Complètement en verve grâce à un fond de vodka pur j'amusais, comme à mon habitude, les troupes, toujours entourée de Carry, Juliette, Chiara et Roméo. J'ai fait une imitation de Colombo qui a tiré des larmes à Chiara parce qu'à nos côtés un type brun totalement insignifiant portait un imperméable en se passant tout le temps la main dans les cheveux. Arf. "Hé copain, c'est à toi la 403 garée derrière ?"...
J'étais toute à mes fous rires quand Sagamore Stevenin a fait son entrée... Wow les krokros... C'est un sacré beau gosse celui-là ! Il est arrivé avec un grand blouson de cuir used, les cheveux en bataille, la moustache et une barbe de trois jours et a commencé, sitôt le pas de la porte franchi, à faire le pitre en embrassant toutes les filles à la ronde... Dont môa... héhéhéhéhéhéhéhéhé. Contente Scrib :))) Il se penche... "'soir, Sag"... Hummm... "'soir, Scrib...T'étais bon dans Fort Boyard !" heu... Pourquoi y sourit plus là ? Oops héhé, j'ai gaffé... :o/ N'empêche qu'on s'est beaucoup regardé langoureusement durant la soirée, him and me ;o) J'étais encore en train de siroter du champagne quelques heures plus tard dans le jardin près de la porte quand Benoît Magimel est entré. Inutile de vous dire que malgré qu'il ait coupé ses cheveux en brosse et qu'il soit toujours autant amoureux de sa femme je suis retombée sous le charme... Il a une voix, une prestance, un allure ce p'tit mec là qui me laisse "bête"... Malheureusement les aléas de la soirée ne nous ont pas fait souvent nous croiser... Une petite merdeuse l'a accaparée tout le temps en laissant tomber sa petite veste en cuir, pile poil en plein milieu de leur conversation, laissant apercevoir son abyssale chute de reins...
Je vous passe l'ouverture des cadeaux, la gentillesse de notre hôte Tony qui chaque minute s'enquérait de l'amusement de ses invités, le dee jay très en forme (toutes les formes d'ailleurs ;o), les gens qui roulaient des splifs dans tous les coins, le ti punch qui coulait à flots, les midinettes qui faisaient onduler leurs corps devant Sag ou Malcolm, etc. Excellente soirée, un pur moment de vacance premierseptembrien :o) Oh, bien sûr, quelques "touches" mais rien qui ne donne envie de laisser son numéro. Vers 3h la vodka me change en spleeneuse, je m'accoude avec Chiara à un bar de brasserie reconstitué dans un coin du jardin et je me mets à lui parler de Silvio. Je crois même avoir dit qu'il me manquait par moment... Tout de même, ce que l'alcool ne fait pas dire :o) Fort à propos, Roméo se propose de nous ramener puisque lui et sa douce rentrent aussi. Nous acceptons l'offre plus que généreuse et rentrons. De nouvelles bises pour Sag, pour l'immense Derf, toujours aussi drôle et sympathique et nous avons pris la route. La nuit est fraîche, nous égayons le retour de répliques du Père Noël est une ordure. Classique.
A 4h je n'ai toujours pas sommeil, je croise maman dans la cuisine, me sers un bol de rice crispies et retrouve Chiara sur le net. Elle commence à ronger son frein pour sa rentrée des classes, demain, déjà... Cette soirée a rendu tout son brillant à notre belle amitié. Cela faisait bien trop longtemps que nous n'avions partagé avec d'autres une délirante soirée en extérieur. Elle me redit tout le bien qu'elle a pensé de Carry et de ses amis, me remercie pour cette sortie parmi les "movie stars aware" et me promets de renouveler la situation. Finalement, bien tard (ou bien tôt ?) je m'endors, pelotonnée comme un petit chat entre mes couettes.
Il est presque 14h lorsque je m'éveille. Depuis Mireille je n'avais pas fait ça ;o) Justement mon amie m'a écrit, c'est son mail que je trouve en premier dans ma boite aux lettres. Chic ! La journée va être belle. Après quelques "maux" de circonstances avec maman (elle adore me faire chier quand j'ai la tête en compote et ce matin j'ai eu droit à "je suis sûre que tu as dû fumer du shit pour faire comme tout le monde !" Pff...) j'entame le programme draconien qui fera de cette journée un moment pénible : le grand ménage de rentrée... J'ai classé des papiers, rangé des endroits qui, bien qu'invisibles pour les yeux se voient très bien avec le cœur de ma mère et je me suis attaquée à mes vitres. Il faut savoir (je ne sais pas si j'en ai déjà parlé ?) que je possède de conséquentes baies vitrées dans ma chambre et que je ne fais les carreaux qu'une fois par an. Dans la foulée, après les avoir fait briller comme un sou neuf à grands renforts de moulinets de bras, j'ai lavé mon bureau, mon clavier, mon écran, fait toute la poussière de ma chambre et passé l'aspirateur ! Je crois que je peux bien, vu mon goût pour les "soaps" et vu mes travaux du jour, m'octroyer le doux sobriquet de "ménagère de moins de 50 ans" arf... Me voilà donc complètement "à plat" dans une chambre saine et rutilante, prête à aller me coucher. Quand je pense à tout ce que j'ai fait aujourd'hui en me levant à 14h je me demande bien ce que je peux faire de mes journées quand je me lève plus tôt ? Ah, bah oui... Je passe des heures à ce journal, lol. Rien de tel pourtant qu'un peu de real life. Je réitérerai l'exploit pendant que, de nouveau, vous attendrez ;o) !
Demain, à 14h, j'ai mon entretien pour le free lance. C'est un peu ma rentrée à moi ;o) J'appellerai cette semaine la directrice de création de l'agence où travaille Carry. Je suis vraiment décidée à saisir cette opportunité là plutôt qu'une autre (et Carry n'est pas étrangère à cela ;o). Espérons que mes "conditions d'embauche" (deux semaines de vacances à Noël pour aller voir Mimi, le 4/5è et un bon salaire) ne refroidiront pas trop ma peut être future "boss"...
Voilà, mon devoir envers moi même et ma cohorte de lecteurs (vous ! ;o) touche à sa fin, je vous souhaite la bonne nuit et vous dis à demain !
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