Lundi 3 Septembre 2001

"Si les lentilles vous font péter, portez des lunettes."
Philippe Geluck 

 

 

11h56 : Il va pleuvoir

Moi ça m'arrange, j'ai fait mes vitres hier et justement je dois sortir ! J'ai donc logé mon book, mon cv et ma cassette "spots radio primés et jamais périmés" dans une belle sacoche jaune imperméable estampillée d'une grande agence de pub. (L'air de rien, ça prouve que j'ai bourlingué dans le métier :o). Mon entretien se tiendra dans un endroit très bien situé : à l'autre bout de Paris, à la parfaite diagonale de chez moi, c'est formidable, je vais devoir prendre le RER ! Depuis le temps que j'attendais ça ! Je suis drôlement contente ! Comme je m'efforce de vous le faire savoir depuis le début de cette courte entrée, la journée se profile sous les meilleurs auspices et je suis d'une humeur parfaitement optimiste. J'ai grande envie de me rendre aussi loin pour me vendre. Me vendre, j'adore ! C'est si agréable de parler argent dès le matin, de se poser en gagneuse en face d'un type qui a réussi. Surtout lorsque cela fait un bon mois que nous n'avez pas employé des termes comme "copy strategy", "marque ombrelle", "campagne de positionnement" et "point GRP"... Je crois que je vais me mettre un coup de râteau dans le ventre et comme ça tout le monde sera content :o) Pff... Mauvaise idée, si je me mets un coup de râteau je n'aurai pas le job et donc pas de sous, et forcément je ne pourrais pas retourner chez Mireille pour Noël. Bon. Alors qu'est ce que je fais ? Je vais sous la douche... Non, pas pressée aujourd'hui ;o)

 

20h22 : En écoutant De Palmas... ça faisait longtemps :o)

C'est fou comme une musique qu'on a écouté en "repeat" pendant une longue période peut nous ramener en une seconde à cette même période. J'avais rangé l'album, cet hiver, et là, devant la fraîcheur crépusculaire j'ai eu envie de tester l'effet de ces chansons sur mon moral. Il me semble que mes sentiments de l'époque datent d'il y a dix ans. Au lieu de repenser à toutes les larmes que j'ai versé en ces sombres circonstances voilà que je pense à tout autre chose. A Henri déjà, qui s'est copieusement moqué de mes goûts musicaux quand je balançais à qui mieumieu les paroles des chanson de De Palmas, à Jlo enfin que j'ai connu grâce à cette chanson. Il avait tapé "De Palmas" dans un moteur de recherches et paf, il a atterrit sur mon journal de bord. De fil en aiguille nous nous sommes écrits (oui on écrit assez bien "en aiguille") et... vous connaissez la suite : un road movie d'une grosse semaine au Canada ! 

 

Bus, métro, RER, pieds, voilà pendant 1h20 tous les moyens de transports puants (sauf mes pieds héhé) que j'ai emprunté (et rendu ensuite) pour me rendre à mon entretien. Le type, plutôt efféminé, qui m'a reçu était charmant. Il m'a d'ailleurs très vite demandé de le tutoyer, ce que j'ai eu grand mal à faire, mais passons. Il a ri comme un tordu pendant l'écoute de mes spots radio, s'est aplati en compliments et en éloges tout le long de mon feuilletage de book (ce que d'ailleurs fut une grossière erreur de stratégie étant donné que j'ai, du coup, nettement élevé mes tarifs ensuite ;o) et m'a parlé ensuite du job en question. Pleine de mièvreries parfaitement écœurantes je lui ai dit (en le tutoyant) que pour les 4 accroches qu'il me demandait ça serait "2000 Francs". Il a dégluti et c'est passé. Arf. In ze pocket. Je commence à bosser sitôt réception du contrat, bien entendu. C'est pas à une belette qu'on apprends comment rentrer dans un poulailler ! Non mé. 

 

Maman m'attendait dans sa voiture sous la pluie. Là, j'ai allumé une clop, j'ai réalisé que je n'avais rien avalé depuis ma tartine à la confiture de quetsches et que mon estomac brûlait moins depuis que j'étais sortie de la salle d'entretien. Il était 15h58 très exactement. Nous sommes allées traîner nos guêtres Armani du côté des Ternes. Le Stübli étant fermé le dimanche et aussi le lundi, maman m'a offert une tarte rhubarbe-mûres chez Paul et un thé. Nous avons fait ensuite quelques emplettes qui m'ont coûté fooooort cher... Un plumeau, deux ombres à paupières (dorée + kaki), un blush à Monop, et... Heu... (l'art et la manière de noyer le poisson avec mes histoire de plumeau... héhé) ...un pantalon noir qui devient jupe à mi cuisse extrêmement beau à 350 balles ! Les boules ! Non, les balles... 350 ! Bref, j'étais tellement belle, tellement mince dedans (juste dedans, hein) j'avais tellement l'air d'une princesse que j'ai laissé la (le?) vendeuse(r) brésilien(ne) me le vendre. Demain, ce sera une souris d'ordi que j'achèterai, non pas parce que je suis riche mais parce que la mienne est folle et que celle que j'avais prise sur le banc de touche a dû prendre l'humidité à la cave parce qu'elle parle plus le français. Elle couine ma souris ! Et elle ne va plus à droite, ce qui est passablement énervant lorsqu'on veut... tourner à droite (pour fermer une fenêtre par exemple) Gurty (qui n'a rien d'une souris) m'a téléphoné pour me dire qu'il ne m'oubliait pas et qu'on se verrait jeudi après midi. Chouette. Bon, maintenant je vais vous laisser, j'ai plus envie de vous parler. :o)

 

météo intérieure du jour : 

Jour précédent/ Jour suivant

Revenir au sommaire

Pour m'écrire, cliquez ci dessous

 

Inscrivez votre e-mail pour être avisé lorsque ce site sera mis à jour.

Ajout Retrait