Samedi 09 Juin 2001

"L'amour est un mirage qui s'évanouit aussitôt qu'on veut le saisir entre ses doigts, le presser contre son cœur."
Charlotte Savary 

 

12h29 : Tristoune

ça va passer, bien sûr, juste un vague à l'âme, une humeur passagère grandement consolée par les tendres mails que je reçois, par mon voyage chaque jour plus précis, mon but, mon rêve. Mais tout de même un vague à l'âme un samedi, je n'aime pas ça... Et si j'en profitais pour dormir encore un peu ? Cette nuit j'ai fait mes quarts en bon petit matelot que je suis, 1h, 2h, 3h, 6h, 10h30... Éreintant ! Mais pourquoi diable n'arrivais-je pas à dormir alors que mon organisme quémandait du sommeil à corps et à cris ? Trop d'attentes, d'angoisses, d'anxiété, d'adrénaline se bousculaient dans mes veines. Je voulais faire quelque chose de grand de cette nuit pleine d'étoiles que je ne peux pas voir dans la pollution parisienne... Chiara vient de m'appeler. Je crois qu'on annule tout, elle est très malade... Malade de cette maladie que j'exècre... Rien que l'entendre me donne froid dans le dos, et je la plains plus que je ne suis capable de l'écrire. Pas elle, je ne voulais pas qu'elle ait à vivre ça, elle. Ma pauvre poussinnette qui me parle de son crâne douloureux, de ses sueurs froides et qui pense toujours à me ménager, à ne pas prononcer les mots qui me font trembler... Comment peut on être si généreuse, si prévenante quand on est sur son lit de douleurs ? Ma meilleure amie... J'aime à répéter ces mots en pensant à elle. Elle dort à l'heure qu'il est. Comme sans doute ma petite Thalie, qui elle, a la varicelle (arf ;o) et qui se trémousse de démangeaisons... Week end meurtrier sur les routes lymphatiques on dirait ?! Et moi je suis là, saine et sauve, encore passée entre les mailles du filet à me demander ce que je vais faire de ces deux jours réservés à ma Chiara d'amour il y a encore quelques heures... 

 

19h07 : Une lumière un peu spéciale...

...Traverse le ciel parisien. J'ai beaucoup culpabilisé cet après midi. Pour rien en fait. On ne doit pas se sentir coupable de passer le pas d'une porte quand on nous invite à y rentrer. Culpabilisé par contre pour de meilleures raisons de n'avoir pas eu le courage de venir porter aide et soutien à mon amie malade. Elle va mieux même si elle est encore patraque. Nous avons longuement parlé au téléphone. D'ailleurs pour tout dire j'ai passé l'après midi entière au téléphone. Une amie de longue date m'a appelée (je la connais depuis que j'ai parlé d'elle à un ami quand j'avais 12 ans dans mon hall ;o) et j'aurais sans doute passé une bien triste journée si elle ne m'avait pas tant fait rire. Avec elle le temps s'arrête, on oublie les kilomètres et on se dit tout, tout simplement. C'est si agréable d'être juste "bien". Par contre elle m'a rendue coupable de lui faire user toute sa carte téléphonique :o) Rien ne comptait plus qu'elle pendant que nous échangions nos pensées par Portoloins... Je l'ai laissé quelques minutes tout de même pour prendre une douche mais mon esprit était tellement dans la conversation encore que je me suis arrêtée à deux doigts de me mettre sous les bras du pschit nettoyant salle de bain à la place de mon déo habituel... Arf... Mmm qu'elle sent bon la Scrib quand elle porte "brise de lavabo" ;o) 

 

Je reviens du vidéo club, compagnon de mes week end en solitaire. J'ai loué "Rien sur Robert" parce qu'Henri me l'a chaudement (et à maintes reprises) recommandé et "Lautrec" pour glaner si possible quelques informations sur ce peintre que je connais mal... Vous voilà informés de mon programme pour les heures à venir... Voyez comme je baille ! Et si on s'arrêtait là pour aujourd'hui ? J'ai un peu le goût d'écrire aujourd'hui... ça doit être la fatigue. Bye now.

 

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