Samedi 17 Novembre 2001
"De loin la pensée vigilante des mères nous fait comme une enveloppe mystérieuse
à notre âme s'emmitouflant à moindre froid et à moindre peur."
Marcel Rivier
20h01 : Sans titre
(Oui, bon, ben j'ai pas toujours l'idée !) Salut mes krokros. Je sors de table et je suis un peu peinée de vivre avec un cyclothymique. Je parle de mon père avec qui je suis toute gentille en ce moment. Voulant me rendre utile j'ai fait ce soir le dîner : de l'aligot avec du boudin blanc. Maman s'en est très bien accommodée mais papa... "Ouin, c'est quoi l'aligot ? J'aime pas. Encore du fromage !" Je me permets de lui expliquer que cette une spécialité de l'Aubrac composée juste de purée et de tome fraîche lorsque que fuse un "oh toi tu ferais mieux de la fermer". Génial, j'adore. Qu'en sais je moi de ses états d'âme ? Ce midi il était guilleret et ce soir c'est le Grinch ! Il faut dire que je n'ai pas passé l'après midi à la maison... Levée à 13h, j'ai pris mon temps pour aller sous la douche. Seulement à peine en étais je sortie que le téléphone n'a pas arrêté de sonner : S. qui voulait causer du licenciement d'Alice, Chris qui traînait devant chez moi pour m'emmener chez lui et bien sûr Axel (jamais en reste) qui voulait que je lui accorde 10 bonnes heures pour me raconter sa soirée ratée de la veille. Je me suis habillée en 2.2 et j'ai rejoins Chris.
Arf, toujours son petit air "racaille" celui là. Bonnet Lacoste, grosse doudoune et baggy. J'ai peine à croire que je suis restée deux ans et demi avec ce môme des banlieues de 27 ans ! Après moult réflexions j'ai décidé de le suivre à Courcouronnes pour voir sa maison et son chienchien. Très honnêtement j'ai été dure avec lui, j'avais des préjugés et je me suis trompée. Chris a bien évolué. Il ne m'a absolument pas dragué, il a été urbain sans en faire trop et passer l'après midi avec lui ne fut pas si pire. Sa grosse Seat chauffée à blanc nous a conduit jusqu'à son pavillon. Très jolie maison avec jardin dans un quartier calme et résidentiel, son intérieur africain était vraiment de très bon goût -d'après le mien qui est excellent comme vous le savez :o)- Il m'a fait visiter, m'a expliqué les travaux qu'il avait entrepris pour avoir ce décor magnifique, cette ambiance d'afrique... Blanc et bois foncé, beaucoup de bois d'ailleurs, un immense canapé, des tapis de toute beauté. Pas assez lumineux mais nickel et soigné. J'ai fait la connaissance de sa chienne (première fois qu'un pit bull me lèche la main... Brrr) extrêmement affectueuse, très bien dressée, obéissance et dont la tête tient plus du boxer que du pit. Il m'a fait du bon café et m'a montré un gros paquet de photos de sa femme et de sa petite fille. Nous avons parlé de sa vie après moi et de la mienne après lui, abordé le cancer de sa maman (guérie ! Hé oui, on en guéri alors plein d'espoir pour ceux qui se battent encore contre ce fléau !!) sans jamais qu'un mot ne provoque un malaise. Y'a pas à dire ça a tout de même énormément d'avantage de discuter avec un ex. Pas besoin d'expliquer 1000 fois les choses, pas besoin de se cacher. Enfin être soi même.
Il m'a raccompagné très simplement chez moi et nous nous sommes quittés en bon termes. Juste avant de partir j'ai eu Axel (toujours au plus bas) au téléphone et je lui ai promis de discuter plus tard étant déjà passablement en retard pour mon rendez vous avec Chris. Je devais le rappeler avant 19h mais les embouteillages du retour ne m'en ont pas laisser l'occasion. Un télémessage violent d'Axel m'a rappelé à l'ordre en me disant : "Merci beaucoup". Mon Dieu qu'Axel est donc un type agaçant compliqué et désagréable parfois ! Je l'ai laissé partir "au Parc" voir un débile match de foot avec ces débiles joueurs du PSG et lui ai une fois de plus promis d'essayer de lui remonter le moral à son retour. (m'a toujours pas l'air tip top stable l'Axel, non ? héhé) Au moins on ne se voit plus et il s'est sorti de la tête que nous sommes fait l'un pour l'autre... Sans aucun rapport, depuis 2 jours j'ai l'œil droit qui fait des siennes. Plus de 50 fois par jour je le sens tressauter. A priori ça ne se voit pas (j'ai harcelé Annab et Alice hier avec ça mais elles n'ont rien vu :o) mais c'est une sensation vraiment désagréable. Annab dit que c'est la fatigue, papa dit que c'est l'ordi (alors que j'y vais plutôt moins souvent qu'habituellement en ce moment) et maman dit que je manque de magnésium... Hum. Cet inconvénient ne m'a pas pourtant empêché de faire la fête hier soir et laissez moi vous dire que c'est d'une soirée diablement sympatoche que je me souviendrai en me la remémorant plus tard. Alice est arrivée chez moi vers 20h, nous avons pris le bus pour aller chez Annabelle en passant par beaucoup de famous parisian places ce qui nous a donné l'idée de jouer les touristes (un peu comme Mimi quand elle est en escales, lol) On parlait en anglais, on montrait des endroits à droite, à gauche, on faisait de très mauvaises blagues et le chemin est passé à une vitesse folle !
Arrivées chez Annabelle, le moral était toujours au plus haut. Nous avons mis plus de trois heures à nous préparer. Nous avons habillé Alice, l'avons maquillé à deux et quand Jules est rentré du Basket il a dit "tiens, je pensais que je m'étais trompé d'endroit et que j'étais déjà au VIP !" Arf. Sans mentir on était troooop belles. On aurait dit des stars (mais bordel ! On est vraiment trop des stars !!) Annabelle était sublimissime en jupe, bottes et yeux Michelle Morgan transcendants, Alice super glitter toute de bouclettes et de paillettes vêtue et moi j'avais si bien fait péter (très simplement) les grosses lunettes de soleil fumées orange et le boléro de fourrure que très franchement je serais rentrée fingers in the nose au Queen :o) Peu après Tom nous a rejoint (un ami très sympa de Jules et d'Annabelle) et ce n'est pas peu dire que nos deux hommes étaient very elegant too !
Une belle brochette donc, qui a tout de même pris la route des boites vers 2h du matin (tout est dans la préparation je vous dis !!) Nous y voilà enfin, nous sommes devant le VIP Room... Ze place... Peu de monde attend finalement, dans ce froid chicos des Champs Elysée que le physio décide si oui ou merde on est des stars. Pascal Obispo par exemple n'a pas attendu longtemps avant d'entrer, de même que Chaipusonom le champion olympique de boxe "mouche". Eux, ils sont rentrés sans problème... Nous non. Après une demie heure de sourires figés par la glace, le Physio a jugé que nous étions trop nombreux (pensez 5 non-stars !) Je sens que pourtant notre look était le bon et que si nous n'avions été que deux ou trois filles, nous serions rentrées à l'aise. Pas dégonflés pour 2 sous nous nous sommes précipités au Man Ray (tout aussi select et Hard door que le VIP) Bon, là, c'est une vieille morue moche à l'entrée qui s'est prise pour Marilyn Monroe et qui pue le Angel à plein naseaux qui tient la porte. No chance. Bye bye... C'est alors que Dieu m'a donné la foi... Non... C'est alors que je suis vraiment devenue une star ! :o) Hier, un type sur le net avec qui j'ai parlé 3 secondes du monde de la nuit parisienne m'avait dit qu'en allant le vendredi soir au Duplex (avenue Foch, tout de même) et en disant la phrase magique, très sûre de soi et avec le smile ultra brite : "je suis une amie d'Alex et je viens pour la soirée Galliano" on entrait dans l'établissement comme dans du beurre et sans payer (tapis rouge, quoi, la vraie classe !) Bien sûr que j'avais un doute, bien sûr que tout le monde s'est foutu de moi... N'empêche ! La physio était une morue, elle venait de refuser 5 personnes parce qu'ils étaient 5 justement et que l'un portait des basket (tiens, merde, comme Jules ! ;o) J'ai donc fait un coup de "pardon, pardon, je suis une star" et j'ai planté mon regard orange très insolent dans les yeux de Miss morue en disant : "Bonsoir, je suis une amie d'Alex et je viens pour la soirée Galliano". Et là ? Qu'est ce qu'elle a dit la morue à votre avis ? Elle a pas dit "vous êtes combien ?" elle a pas dit "ça va pas être possible", elle a pas dit "oh ben non ! Jules porte des Kappa !" elle a fait graaaave un sourire et elle a dit en décrochant le cordon rouge : "bien sûr, allez y, prenez à gauche..." Conclusion : je suis trop une star ! :o)
Bien entendu à droite c'était pour passer par la case caisse, à gauche c'est pour les very important people like us qui ont tellement de sous qu'ils ne paient pas... Ha ha ha ! Mega monstrueusement formidable ! Totalement impressionnés par la démarche nous avons rejoins fous de joie le private dance floor et nous avons dansé quelques belles heures. Vers 5h du matin, après qu'Annabelle ait passé en revue les troupe pour savoir si les garçons allaient nous tuer ou non en prenant le volant après ingurgitation de rhum ananas, nous sommes rentrés dans la joie et la bonne humeur. Alice m'a envoyée un télémessage adorable me disant qu'elle avait, grâce à cette soirée, retrouvé le sourire et je ne remercierai jamais moi même assez Annab, Jules et Tom pour leur accueil et leur gentillesse. Très très bonne soirée ! A refaire très vite, moi je dis ! Les soirées "Galliano" sont un filon à surexploiter ! :o)
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