Dimanche 18 Mars 2001
"Ce
qu'il y a de meilleur dans le dimanche, c'est encore le samedi soir."
Gilbert Cesbron
12h12 : Tous les jours dimanche !
Cette semaine j'ai envie de vous faire profiter d'une de mes deux dernières semaines d'oisiveté. Je vais mettre tous les matins de cette semaine une citation parlant des "dimanches" ; ainsi, pour vous qui serez au travail, je vous offre le maigre loisir de vous croire encore dimanche en venant ici :o) bon, je ne sais pas si c'est clair, je viens de me lever, i do apologize ! Hier soir, j'ai fait une jolie chose à mon sens... J'ai ouvert le tome I du "Cycle du Graal" intitulé "La naissance du roi Arthur" de Jean Markale et ai inscrit au crayon sur la première page : "Pour Arthur que j'espère, que j'attends et que j'aime..." Arthur n'existe pas, Arthur sera mon futur bébé ! Dire que je n'ai aucun papa à portée de main mais déjà un nom pour notre enfant ! Je suis folle héhé...
J'aime beaucoup l'histoire de Merlin l'enchanteur qui connaissait les noms des futurs chevaliers avant même qu'ils naissent, qui savait déjà le bien et le mal qu'ils feraient, les rôles qu'ils joueraient dans cette grande aventure ! J'aimerai que mon fils sache plus tard que déjà, je pensais à lui, qu'il a un nom plein de belles légendes et que je le lui choisis pour lui insuffler tout le courage, la noblesse, la bonté et la magie de ce grand personnage... Pour que sa vie suive la bonne route, la belle route des gens dont on se souvient pour leur gentillesse et leur force ! Arrêtez de vous moquer de moi, je crois dur comme fer à mes rêves, malheur à qui me les brise ! (mes rêves... :o) J'aime l'idée que mon Arthur découvre plus tard qu'il fut attendu, espéré, j'aime que son nom ait une histoire, bien avant sa naissance, j'aime aussi le fait d'attendre le fils avant le père.
19h28 : Soubresaut d'envolée...
Je doute. Je doute de l'existence du romantisme maintenant, là, tout de suite ! ça devait fatalement m'arriver un jour, c'est aujourd'hui : Le prince charmant n'existe plus... Et dire que je l'ai loupé ! Vous savez quoi ? Ce monde me dégoûte ! Il est si éloigné de ce que j'espérais en y entrant ! Je le trouve aussi gris et moche que le ciel de ce soir... Oh, non, ne m'écrivez pas pour essayer de me consoler, je n'en ai pas besoin ! Je vais bien, très bien même, mais je suis déçue, profondément déçue... J'ai lu toute la journée et n'ai pas aimé ce que j'ai lu. Je n'ai pas aimé ce reflet de notre soit disant société. C'est peut être ce négationnisme qui m'a empêché de voter. Non, je n'ai pas voté parce que je lisais, je n'allais pas m'interrompre alors que tant de gens ont pris plaisir à y aller à ma place. Vous avez encore un problème avec ce que je viens de dire ? Un clic sur la petite croix en haut à droite et on en parle plus !
J'ai le champagne mauvais aujourd'hui on dirait... Héhéhé J'ai lu toute la journée, sans m'interrompre. J'ai lu un livre, deux ou trois journaux de diaristes, des articles, des critiques, des commentaires de films, de livres, de musique, j'ai changé 6 fois le cd sur ma platine, éternellement insatisfaite par des paroles qui ne parlent d'amour qu'en parlant que de cul et toujours en "fond d'écran" mon ego sans cesse reconsidéré... à la baisse... Un peu comme une mère et une fille, lors d'un conseil de classe. La première, déléguée des parents d'élèves, écoute avec attention les profs parler du cas de sa fille qui elle même, représentant les élèves est présente. Je suis la mère ET la fille. La mère qui regarde en coin la fille et qui fronce les sourcils l'air de dire : "non mais tu vois comme les autres sont doués ? Comme tu es cancre à côté d'eux ? Tu vois la honte qui monte en moi ??? Tu vois comme mes sacrifices n'ont servi à rien ?" et la fille qui voit, oui et qui se sent penaude, qui regrette d'être si bête... Et puis au fur et à mesure que je lisais, "la déléguée de classe" en moi avait envie de rétorquer à cette mère : "Je n'ai certes pas le talent que tu aurais aimé trouver en moi, mais je suis tout de même une bonne fille ! Est ce ma faute si j'ai passé tellement de temps à aimer l'amour, à guetter en l'autre des preuves d'affection, que j'ai laissé passer ma vie ? Si au lieu de faire mes devoirs je préférais courir sous la pluie pour acheter avec mes économies le panier de roses de la marchande ambulante pour l'offrir au premier mignon ? J'ai envie de lui dire : "Mère, certes je raté ma vie et serais pauvre sans doute, bête, sans retraite et physiquement insignifiante n'ayant même pas cela pour me rattraper, mais j'aurai Aimé, moi, et plus que tous ces collectionneurs de préservatifs, parce que j'aurais aimé l'amour avant que d'aimer les hommes, parce que j'aurais aimé souffrir d'amour, me pâmant pour un regard... Parce que je suis une incorrigible romantique à une époque où on prend ces gens là pour des illuminés naïfs, parce que je suis une Bovary moderne qui coure à sa perte en ignorant sciemment ce qu'elle devrait faire pour vivre en adéquation avec son époque !"
Je n'ai pas envie de faire de longues phrases creuses avec des mots savants pour épater la galerie, je n'ai pas envie d'étaler un savoir scolastique appris en usant mes guêtres sur les bancs de la Sorbonne, ou des poncifs glanés ci et là dans des cocktails de publicitaires véreux, je n'ai pas envie de m'affubler de tenues coûteuses pour que l'on me remarque ! A cette époque de faux semblants, je veux juste être moi même, simplement, sans artifice et dire, par exemple sans peur du "quolibet bien pensant" que je me délasse devant Berverly Hills parce que ces choses là m'amusent grandement, parce qu'elles me procurent le même plaisir que j'avais, enfant, devant un épisode de capitaine flam, sans pour autant être taxée de "débile profonde" ou "d'attardée infantile" ! Ce sont ces idées préconçues qui flinguent les quelques authentiques personnalités qui vivotent encore dans la fange ambiante ! Non pas authentiques parce que regardant telle ou telle ânerie à la télé mais plutôt parce qu'assumant, dans un monde où personne n'assume plus rien et se contente de faire le mouton dans le move ! Est ce si dur de n'exister que par soit même ? Mais qui pourrait comprendre cela ? (Mes propos sont hermétiques ? C'est mon journal, je n'ai pas à me justifier.)
météo
intérieure du jour :
En route vers le printemps...
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