Dimanche 19 Août 2001
"Que dîtes-vous ?... C'est inutile ?... Je le sais !
Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès !
Non ! Non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile !
Qu'est-ce que c'est que tous ceux-là ! Vous êtes mille ?
Ah, je vous reconnais, tous mes vieux ennemis !
Le mensonge ? Tiens, tiens ! Ha ! Ha, les compromis, les préjugés, les lâchetés !
Que je pactise ? Jamais, jamais ! Ah te voilà, toi la sottise !
Je sais bien qu'à la fin vous me mettrez à bas, n'importe : je me bats, je me bats !
Oui, vous m'arrachez tout, le laurier et la rose
Arrachez ! Il y a malgré vous quelque chose que j'emporte, et ce soir
quand j'entrerai chez Dieu, mon salut balaiera largement le seuil bleu,
Quelque chose que sans un pli, sans une tâche, j'emporte malgré vous...
et c'est... Mon panache."
Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac Acte V, scène 6
19h04 : Plus tête de mule que moi, on fait pas ;o)
Lassée des règlements de compte à ok corral et des envieux qui, n'ayant rien de mieux à faire pendant leur triste mois d'août que de venir écrire leur aigreur sur mon livre d'or, je me suis mise au boulot et je vous ai conçu un nouveau forum et un nouveau livre d'or (de toute beauté, arf) où plus personne ne devrait gêner nos entretiens. C'est que c'était pesant d'effacer un par un les messages orduriers (toujours émis par la même personne) et si, eux n'ont que cela à faire, pas moi ! J'ai dû donc réfléchir une petite dizaine de secondes pour trouver le moyen de garder le contact avec vous, de vous laisser un droit de parole en empêchant "par la censure" (comme c'est triste de devoir en arriver là) ces pauvres gens perdus, d'agir. Depuis la création de ce journal vous avez été très nombreux à m'encourager dans mon travail. Vous avez vibré, vous vous êtes émus de petites choses que l'on vit tous à un moment ou à un autre, vous avez ri et donc, même si un dixième de seconde la pensée d'arrêter ce journal m'a traversée l'esprit (juste un dixième de seconde je vous jure :o) je n'ai jamais eu envie de céder.
Comme bon nombre de diaristes j'ai, à un moment ou à un autre par mes idées, mon histoire ou mon franc parlé, gêné ou ennuyé des lecteurs. Pourtant la plupart d'entre vous est restée à me lire, fidèles, solidaires, amis... En créant ce site je n'avais envie que de partager, de communiquer, d'étreindre par mes mots des gens qui se seraient sentis un petit peu comme moi. Chaque jour encore je reçois vos messages, votre expérience, tribu de ma quête vers autrui. Nombre d'entre vous ont trouvé ma petite bouteille et s'en sont appropriés le message. C'est tant mieux, car j'ai encore de nombreuses choses à dire héhé. Oh, pas forcément aujourd'hui où je me suis levée à 13h30, où j'ai eu quelques amis au téléphone en traînant mon short Snoopy dans les couloirs de mon petit chez-moi à la recherche d'une solution pour ce journal, mais plutôt pour hier, témoignage de mon passé et puis pour demain, riche encore de mille rencontres, de récits anecdotiques, de larmes et de coups de gueule mais aussi de couchers de soleil, d'hivers moroses, de fêtes et de chandelles. Non, je n'arrêterai pas pour l'instant ce journal, je répondrai toujours au mieux à vos courriers, je raconterai encore jour après jour cette petite vie qui en agace certains et en réjouit d'autres. Parce que je suis comme ça, un peu battante, un peu énervante, un peu "naïve", "manichéenne", un peu "humaine" aussi, en tout cas toujours optimiste :o)
Quand on offre en pâture son journal de bord à des lecteurs anonymes, j'espère que vous vous rendez compte que c'est un don de soi, du travail, de la sueur et parfois des larmes. Comment peut on se permettre de juger un présent ? J'ai été moi même longtemps lectrice avant d'être diariste et je ne me suis jamais acharnée sur quelqu'un qui m'offrait une part de sa vie. Quand je ne me reconnaissais pas dans le fond ou la forme je passais mon chemin, un peu comme à la librairie quand on repose un livre après en avoir lu les deux premières lignes du résumé... Rien de plus, surtout pas de procès. Mais quand les histoires me plaisent, quel bonheur alors d'être tenus en haleine, d'attendre chaque jour une entrée... Pour ma part j'ai déjà ma petite part d'audience, des gens que je contente et qui me suffisent. J'écris pour moi, excusez moi du peu, et puis pour eux. Enfin bref, me voilà de retour et même sans rien à dire je suis là à noircir mes petits carreaux, je m'accroche, je surfe sur la vague avec le sourire et j'ouvre un forum ainsi qu'un livre d'or. Celui qui voulait saper le moral de la Scrib la tête de mule n'est pas encore né. Pas d'autre journal, pas d'autre pseudo, malgré les menaces je reste dans la place... Et j'aime ça !
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