Mardi
19 Juin 2001
"Si vous avez besoin de quelque chose, appelez-moi. Je vous dirai comment vous en passer."
Coluche
14h07 : une bague en papier
Des pâtes à la sauce forestière, une tartelette aux framboises, et un chewing gum offert par le CPPM dont je plie le papier bleuté pour en faire une jolie bague qui tient toute seule around my finger. Vince m’envoie "Pauvre diable" la chanson de Julio Iglesias "vous les femmes" re-interprétée cette fois par A-ke Johnny. Arf. Je ris presque aussi fort que quand j’ai reçu les petites interventions filmées de ce pauvre Jean-Claude Vandamme. La movie star qui ne sait même plus parler français et qui dit des âneries plus grosses que lui. Arf. Anthologique ! Je ris tellement que j’en ai des crises de hoquets : deux déjà aujourd’hui… Dire que cela va me poursuivre jusqu’à la nuit, pauvre de moâ…
15h32 : Flash Back
Pendant qu’Alice roucoule en pause aux côtés du CPPM je m’en viens vous compter ma surprise d’hier. Figurez-vous que J-lo m’a appelé. Il m’a longuement expliqué tout ce que je n’avais pas bien saisi. Il est toujours en France et ne retournera que dans deux ou trois semaines à Montréal retrouver sa fraîche dulcinée afin de savoir si elle partage ou non ses voeux (mais moi je crois que voui). Sa décision est prise, ce fou romanesque a eu le kick et l’entendre me raconter tout cela m’a mis des étoiles dans les yeux :o) Sans plagier une certaine chanteuse à texte, l’idée me vient que "l’amour existe encoooooooorrrrreeeee"... héhéhé. En attendant, mercredi soir il remonte à Paris (il est chez ses parents, là) et jeudi soir nous dînons ensemble. Il a réservé une chambre dans un hôtel qui, étrangement, se trouve à 100m de chez moi ! Arf. Au moins ça ne lui fera pas trop loin pour me ramener ! :o) Je pense que nous parlerons essentiellement de la phase qu’il traverse en ce moment et qui crée des tensions avec ses proches, je vais essayer de l’aider à démêler l’écheveau dans sa tête afin qu’il se rende bien compte de ce qu’il fait. Si je sens qu’il se trompe j’essaierai de le dissuader et dans le cas contraire je l’encouragerai. Je suis assez embêtée d’écrire cela et surtout de taire tout le reste, tout ce que je voudrais confier à mon journal. Je lui en veux d’avoir donné l’adresse de ce journal à ses amis et à son ex petite amie car je suis certaine de leur faire de la peine quoi que j’écrive et pourtant, c’est tout de même mon lieu d’expression ! Ici, en théorie j’ai le droit d’écrire tout ce qui me touche ! Et voilà qu’on me demande de me brimer expressément ! Le seul qui me donne "bien aimablement" l’autorisation d’écrire ce que je veux c’est J-lo. Cette histoire commence à me gonfler ! Je ne leur veux aucun mal à tous, mais qu’y puis-je s’ils connaissent la personne dont je parle uniquement parce que cette personne leur a donné le bâton pour se faire battre ? Cette personne a des interactions avec ma vie. J’en dis ce que j’en pense. Ni plus, ni moins. Baste ! Je le vois jeudi et je m’en réjouis, le reste n’est pas mon problème. Je ne suis plus une petite fille, je sais faire la part des choses en ce qui ME concerne moi !
16h45 :
the end !
Bientôt la fin de la journée, chic !! Au bureau l’ambiance est morose. S. vit mal sa rupture et en même temps, drague presque outrageusement Alice qui n’a d’yeux que pour le CPPM. Damned ! Mais qu’ont-ils tous en ce moment, à se quitter et à replonger aussi sec dans les bras d’autres rêves ?? S’qu’on est bien quand on est célibataire ! Je ne suis vraiment pas prête à changer de statut ! Vous voulez savoir quoi ? Je suis énervée ! Je déteste qu’on m’empêche d’écrire ce que je veux ici et là, quelque part je ressens une pression sur mes épaules alors qu’il n’y a aucune raison que j’en ai une ! ça me saoule ! Tiens, j’arrête d’écrire, na ! Je repasserai peut être ce soir… On verra bien, si je suis calmée.
17h58 : Calmée moyen
Bon, pour ceux qui ne suivent pas et pour moi même (qui ne suit pas non plus très bien), voici le résumé des derniers évènements. A bas la censure et vive les pseudos ! (et si à mon tour je revendiquais la sacro sainte liberté d'expression ? :o(... Bref ! Un lecteur m'a écrit il y a quelques semaines pour me congratuler sur mon travail diaristique. Je l'ai nommé J-lo ici. S'en est suivi une correspondance comme j'en ai eu avec certains d'entre vous, peut être teintée légèrement plus que d'autre de mauve pâle. Nous avons pris goût à notre échange et vous savez que je l'ai eu quelques fois au téléphone. Disons que nos conversations portaient plus sur notre image de la vie que sur l'un ou sur l'autre et finalement c'est un jeune homme que je connais assez peu. J-lo est français mais il vit au Québec et il m'a plusieurs fois parlé des belles choses que je devrais croiser durant mon voyage. Jusque là, rien de bien répréhensible. Ayant prévu de faire un déplacement professionnel à Paris, nous devions nous voir samedi dernier pour faire du roller et boire un thé. But ! Les soucis ont commencé et par là même, il m'a plongé dans sa vie bien plus en fait, que je ne l'aurai souhaité... Une jeune fille, sa famille et ses amis attendaient beaucoup de son retour mais il a préféré changer de plan à la dernière minute pour la simple raison que monsieur est un peu foufou et qu'il a rencontré une jeune fille la veille de son départ. (quelque chose me dit que ce n'est pas la seule raison, mais après tout qu'est ce que j'en sais de plus que ce qu'il me dit ?)
Après une étrange absence téléphonique et courrielesque d'une belle semaine, j'apprends au compte goutte des informations sur lui qui me laissent perplexe : il a une petite amie en France, qui apparemment attendait impatiemment son retour, qui se trouve devant ses nouveaux plans, totalement déconfite et ses amis tout autant. Ayant parlé de mon site qu'il apprécie à son meilleur ami, J-lo a par là même transmis mes informations personnelles et mes jugements sur notre "aventure épistolaire" à sa petite amie. Me voilà donc recevant des mails et de son meilleur ami, et de sa petite amie, chacun y allant de son son de cloche différent de celui de J-lo. Et là vous vous dîtes, Scrib, qu'est ce que tu fous au milieu de tout ce bordel ? Eh bien justement je n'en sais rien ! Me voilà à rendre des comptes, à essayer de comprendre les différents qui habitent chacun, à essayer de cerner monsieur J-lo, à faire de mon mieux pour réconforter des gens que je ne connais pas, et surtout à lire des gens qui m'interdisent de parler d'eux. Hum. C'est pas bien malin de me triturer les méninges toute la sainte journée pour me dire de ne pas en parler le soir dans mon journal ! Qu'est ce que j'aurais à dire si je n'écrivais pas ce qui me tracasse ? Parce que oui, ça me tracasse... Pas parce que j'ai cru que J-lo était l'homme de ma vie, loin de là, je ne le connais que par mail et téléphone (vous savez ce que je pense de genre d'échanges, j'en ai parlé hier) mais plutôt parce qu'on a écrit des mails plein de choses intéressantes, et que sans vouloir du mal à qui que ce soit j'ai le droit, il me semble, de me faire moi même une opinion et de décider si je prends le risque (inconsidéré !) d'aller manger un morceau en sa compagnie ou pas. Bon, il me semble que je n'ai compromis personne et que je me sens bien mieux (le but de ce journal) maintenant que j'ai clarifié pour moi cette situation en l'écrivant.
Je propose à l'avenir qu'on ne me prenne pas pour un bouc émissaire (quand on souffre, c'est toujours utile), qu'on me laisse écrire et penser ce que je veux en faisant confiance au peu d'intelligence que je pense avoir, qu'on ne me demande pas d'écrire ou de ne pas écrire telles ou telles choses, qu'on ferme mon journal si sa lecture dérange, et qu'on aille surtout reprocher à qui de droit le fait de lire sa vie ici. En général je ne raconte pas la vie des gens qui me lisent, lorsque ceux ci me font l'honneur de me la raconter mais ici le cas est légèrement différent : il y a eu un peu plus que de simples mails entre J-lo et moi (pas beaucoup plus mais est ce de la faute de quelqu'un s'il m'avait touché au point que cela changeait le cours de mes journées ?) et déjà que j'étais ennuyée de ne pas pouvoir écrire, à cause de lui, ce que j'avais envie d'en dire, mais là je trouve que cela suffit. Cette histoire prends trop de place dans ma vie en ce moment. J'ai besoin d'en parler. Sur ce, je me rends compte que j'ai fini d'aborder le problème pour aujourd'hui et donc je m'en vais parler du peu d'autre chose qui habite mes pensée à l'heure qu'il est. Attendez vous forcément à ce que j'en reparle, ne serait-ce que succinctement (et en essayant de faire le moins de dégâts possible, je ne suis pas une sadique !) puisque je dois, je le répète, dîner jeudi soir avec J-Lo. (et depuis quand je vous cache ce que je fais de mes soirées ???)
Pas grand chose vraiment à rajouter sur ma journée. Mes billets ne sont pas encore arrivés à l'agence, le boss était absent toute la journée, on a donc tout naturellement, passé notre temps en salle de pause (quand le chat est sorti les souris d'ordinateur dansent...) à reparler des histoires de cœur des uns et des autres (ça me gonfle à un point que vous n'imaginez pas !), j'ai eu le hoquet 6 fois jusqu'à présent, Chiara et Carry au téléphone et presque pas de boulot (juste un petit rien tombé par surprise et arrangé rapidement) Maman vient de rentrer je vais essayer de glaner des infos sur le repas du soir. A demain les krokros comme vous voyez, c'est pas trépidant trépidant comme "mardi" :o)
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