Vendredi
20 Avril 2001
"Il y a des gens sur qui on peut compter. Ce sont généralement des gens dont on n'a pas besoin."
Sacha Guitry
10h45 : Bonjour, bonjour, les hirondelles (en écoutant la BO sublimissime de Casino)
C’est vendredi, y’a de la joie, un rayon de soleil, une pizza qui s’éternisera ce midi et le souvenir des chuchotements tardifs avec ma belle nièce M. qui m’a parlé de ses camps de scouts jusqu’à une heure du matin (à onze ans, si c’est pas un comble, je me suis endormie avant elle !) Ce matin je me suis faite une liste de toutes les choses à faire absolument aujourd’hui. Vous voulez que je vous dise ? Ok mes complices, vous saurez : déjà répondre aux 10 mails charmants qui sont dans la section « en attente de réponse » de ma boitomails… Où l’on apprend que la Scrib a un peu fait preuve de fausse modestie à la radio héhé. (chuut) Je dois ensuite établir un devis de prix pour les billets d’avion Paris Montréal (Chiara veut une estimation pour l’aider à réfléchir…) Si vous connaissez des tarifs défiant froidement la concurrence, faîtes m’en part ! J’ai deux journaux à lire depuis le début (je me le dis tous les matins, cette fois je vais m’y mettre.) J’ai aussi deux sketches à envoyer à Chiara, bien qu’elle ait assez ri que je lui les imite hier soir au téléphone ;o). J’aimerai encore trouver les lyrics de la chanson Till there was you et télécharger le dernier cd des BO d’Ally Mac Beal sur Napster… Oop… Le répétez à personne surtout… :o)
Je vous ai gardé la cerise sur le sundae… Ma soirée d’hier ! Après le dîner, M et C tirèrent à la courte paille le lit d’ami et c’est l’aînée M, qui gagna… C viendra dormir ce soir. Et samedi, la petite rusée de M reviendra pour voir son Charmed avec sa marraine… Elle m’a fait promettre de chuchoter longtemps encore samedi soir. Je ne me suis pas faite longtemps prier et elle a ri en disant que je n’avais aucune autorité et que j’aurai fait une très mauvaise « mono »… Là, elle n’a pas tort… Hihi… Entre deux conversations avec M et ce cher Henri, j’ai fait aussi une espèce de bêtise ;o)… Quand ça pulse moins dans ma vie, je la re-pulse toute seule héhé… Voilà l’histoire…
Lors de mon exploration de cartons à souvenirs j’ai retrouvé la lettre d’un garçon connu il y a 6 ans pendant des vacances au soleil avec Chiara. La veille de notre retour sur Paris, elle m’a présenté cet ami de vacances qui venait d’arriver (l’ironie des vacances qui se chevauchent…) Nous sommes allés faire une balade sur la plage après le dîner et pendant que Chiara faisait « je-ne-sais-quoi-mais-rien-de-méchant » derrière les dunes avec « je-ne-me-souviens-plus-qui-mais-sympa » j’ai fait la connaissance de Peter. Je sortais depuis à peine deux semaines avec « celui-qui-m’a-trompé-par-la-suite-avec-une-caissière
-de-la-fnac » et bien sûr nous n’avons donc fait que parler même s’il était évident qu’il y avait une certaine attirance entre cet originaire de Norvège magnifiquement athlétique en pleine études d’ingé et… moi ! Nous avons parlé de la lune, admiré les constellations, parlé de nos souvenirs et du ciel qui s’éclaircissait peu à peu sous sa voix de basse… Ce fut la première fois que je vis le soleil se lever sur la mer. Jusqu’au plein jour je contemplais ce naturel planétarium aux côtés de ce jeune homme. Pas de doute, cela crée des liens ;o). Ayant retrouvé sa première et dernière lettre, je ne mis pas longtemps à retrouver, grâce à l’adresse, au dos de l’enveloppe, le numéro de téléphone de ses parents, qui gentiment m’offrirent son numéro de portable… Je l’appelais donc, hier, mue par une soudaine (im)pulsion romantique. Une fois passé le petit jeu idiot du « devine kisssééé ? » nous nous révélâmes aussi abêti de timidité l’un que l’autre… Pour ma plus grande surprise, j’appris que le jeune homme ne vivait plus à 800 kilomètres de moi mais à 5 minutes en bus, qu’il travaillait pour une grosse entreprise d’automobile et qu’il se souvenait lui aussi avec plaisir de notre fameux lever de soleil… Il finit de me troubler en m’annonçant qu’il revenait de 5 jours en corse… Damned… Nous nous sommes échangés nos adresses email dans le but de se fixer un rendez vous le week end prochain (pas celui là, « celui en 15 » arf… Ces gens du sud…) Chouette ! Une semaine de frissons en perspective ! ;o) Mais c’est pas vrai ! (devez-vous vous dire), on la laisse seule cinq minutes et le temps de dire ouf, la voilà déjà embarquée dans un frisson sentimental… Incorrigible Emma… héhéhéhé…
12h11 : Étonnement...
En arrivant, comme tous les matins, j’ai « déverrouillée la session » de mon NT et me suis branchée, comme en transe, sur le site de la CEV pour aller faire mes emplettes de mises à jour. Je commençais à accuser un retard considérable dans la lecture de celui d’Ophélia et décidais de le rattraper en premier. Appréciant habituellement les élucubrations littéraires et le volubile verbiage chamallesque d’Ophélia, je fus bien surprise de lire ceci : « la CEV, chouette, souvent gentillette tout de même, mais chouette, certes. Les rapports entre diaristes, glauquissimes : dit-on vraiment du bien parce qu'on se sait alors assuré d'être bien vu auprès de l'autre ? oh oui, tout faire pour récupérer des liens, des critiques positives qui vous rapatrient du lectorat... assurer ses arrières et préparer ses avants, comme qui dirait... ne comptez pas sur moi pour ça » Là, je m’étonne. Oui, je m’étonne. Je m’étonne car, bien que dire tout et faire son contraire fait partie intégrante de l’exercice du journal intime, que travailler sa pensée dans le cadre d’une écriture personnelle ne doit pas être jugée, je m’étonne. (Bon, elle va nous dire pourquoi elle s’étonne la scrib oui ou merde ???) Voui, je vous dis !! Je m’étonne parce que j’ai retrouvé sur maints livres d’or issus de journaux que je suis fidèlement, la patte ou le miaou de la demoiselle. (ho, ho ! surprise, sur le mien aussi... wow...) Et je m’interroge… Si ce n’est pas pour récupérer des liens, des critiques positives, ou tout simplement du lectorat, pourquoi met-elle dans chacun de ses (toujours laudatifs) messages de livre d’or, l’adresse de son propre site ?
Ce petit texte issu de son journal serait il du « cra-chat-ge dans la soupe » ? Pour être en accord avec ce qu’elle dit, la demoiselle n’aurait elle pu se contenter d’un mail pour dire aux autres diaristes qu’elle aime les lire plutôt qu’un laconique message où sa signature scintille en hypertexte… ? Moi je dis juste que, si, pour cela, on peut aussi compter sur elle. Comme nous tous, elle aime dire de jolies choses aux gens qu’elle aime et ne voit pas bien pourquoi se priver d’inscrire son site à côté de son petit mot, après tout, cela ne fait pas très longtemps qu’elle est là, et a besoin, comme tous les diaristes virtuels, d’être lu conséquemment. Hé, oui, ne nous leurrons pas, si on est là, c’est bien pour être lu, sinon on ne se recenserait pas… à la cev, par exemple… Bien qu’ayant le respect dû à une collègue diariste de talent, je me suis également trouvée quelque peu agacée par le qualificatif de gentillette concernant la cev qui pourtant l’élève en son sein, même si ce complaisant « gentillette » était accolé au « chouette ». Quant au « glauquissimes » des diaristes, je n’adhère pas non plus et je pense avoir le droit de le dire poliment dans mon journal.
Quelle belle communauté nous formons tout de même, qui, bien que « gentillette » nous permet, comme dans toutes sociétés humaines, d’avoir un point de vue et de le revendiquer sans se… « chamailler » :o) J'espère que la demoiselle ne me demandera pas de retirer son message dans mon livre d'or après avoir lu ces lignes (... Oops...) et nous prouvera par là même que ce qu'elle m'a dit dedans est "pensé" et non point simple acte poli de sa part, en échange de la pub de son site que je lui laisse faire via mon journal ;o)
15h00 : freetime in two hours…
Dehors des grêlons, il y a une heure il faisait un chaud et magnifique soleil et pendant que je mangeais mes penne ai quattri formaggi à la pizzeria où l’on se réunit le vendredi à une vingtaine, il neigeait… Encore un sale coup de la biosphère… :o(… Les mails ne cessent de s’accumuler dans le dossier « mails en attente de réponse », j’vous demande pardon de m’excuser mais figurez vous qu’en rentrant de déj quelque chose d’ahurissant m’est tombé dessus… Du boulot ! Et comme il est absolument hors de question que je remette ce texte à plus tard et que je finisse après 17h j’ai donné le coup de collier qu’il sied à ces situations de crise là et, à la minute où je vous écris, sachez que j’ai fini ! C’était d’un passionnant mes amis, si vous saviez… Ah les coupons de navette Air France… So creative ! :o( Je m’en vais donc, de ce pas, répondre à ceux qui ont pris un moment de leur temps pour m’écrire et leur dire ma sincère reconnaissance...
16h22 : En écoutant « who can i turn to (when nobody needs me) de Tony Bennett.
Il me reste encore 5 lecteurs à qui je n’ai pas encore répondu… A peine ai-je répondu à certains qu’il en revient d’autres… Oulala, sans faire ma star, vraiment, je crois que je n’aurais jamais du dire ce que j’ai dit à France Cu (5 mails par jour, sacrée période de vache maigre héhé) Bon, je retourne faire ce que je peux et si je n’ai pas fini à 17h je finirais de répondre à vos courriers depuis la maison ce soir ou demain. Don’t worry…
18h29 : Vener !
(oui j'écris comme je parle et l'un comme l'autre c'est pas jojo tous les jours contrairement à ce que pense Ophélia) Preuve de ce que j'avance, la bordée d'injures dictée sur le répondeur de maman tout à l'heure. Cette gourde, à qui j'ai demandé 20 fois de me dire avant 17h où j'étais sensée rejoindre la petite famille dans la ronde des musées, a attendu que je sois dans le métro pour me laisser le point de rendez vous ! Du coup, c'est en sortant du tube, arrivée chez moi, que j'ai su que je devais les rejoindre à Austerlitz ! Super ! Ben moi je suis rentrée. J'y suis, j'y reste ! Après l'avoir finalement eu au téléphone nous nous sommes disputées : "mais je t'ai dit de m'appeler avant 17h !!!! Je t'ai même laissé un message à 16h30 pour te le rappeler !!!" Elle : "oui, mais je voulais pas te déranger pendant ton travail" Moi : "te paierais-tu ma trombine par hasard ??? Mon travail ?? Quel travail ?? Tu crois qu'une minute pendant mon déjeuner pour me filer le programme c'était de trop ?? Grrr..." etc. Elle n'écoute jamais ce que je lui dis et n'en fait toujours qu'à sa tête ! Pis en plus, quelle drôle d'idée de se taper 3 musées un vendredi après midi alors que je leur avais réservé tout mon week end ? Elle miiinerve grrrr... Bon, il faut que je me calme... Ah, tiens, au fait, j'ai répondu à tous vos mails, alors à quand la prochaine tournée ? Héhé...
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