Mercredi 26 Septembre 2001
"Cette nuit, en regardant le ciel, je suis arrivé à la conclusion
qu'il y a beaucoup plus d'étoiles qu'on en a besoin."
Quino
13h55 : C'est une période de vache maigre qui s'annonce...
Pour les entrées de ce journal, of course. Demain, premier jour de boulot. (Ne vous en faites pas, y'en a pas pour longtemps ;o) Mais tout de même, pendant quelques temps je ne pense pas arriver à écrire grand chose ici. D'abord parce que mes journées vont être mornes, ensuite parce qu'après avoir passé 7 heures devant un écran il est pas dit que le soir j'ai envie de m'y coller deux heures de plus... Mais !.... J'ai un plan... Je vous l'explique ? Le free lance. Il s'agit d'un concept marketing de longue haleine. Un projet sur lequel je commencerai à travailler en octobre pour le rendre en février 2002 d'après ce que m'a dit Nicole, la madame de l'agence de Boulogne. J'imagine qu'un pareil travail paie bien... Je pourrais bosser chez moi, d'après ce que Nicole m'a dit. Juste quelques réunions de temps en temps au siège. Le problème c'est que je ne peux pas travailler 5 jours sur 5 pour les karatékas et en même temps assurer ces fameuses "réunions" de travail pour Nicole. Voilà donc mon plan : j'appelle Nicole mardi pour lui dire que je vais être "jurée" pendant 15 jours. (mais ça, bien sûr, c'est pour de faux car "en vrai" pendant ce temps je bosserai pour les karatékas en renflouant mes caisses !) Pendant ces 15 jours je m'arrange pour tout de même passer voir Nicole et signer avec elle un juteux contrat de free lance (parce que sans contrat je suis free-leuse) Les 15 jours passés et mon contrat en main, je lâche honteusement les karatékas et j'entame le gros boulot pour Nicole. J'ai des sous dans ma poche, un job que je fais depuis chez moi, me permettant de m'organiser pour vous donner des nouvelles régulières tout cela jusqu'à février. Hop'eula. héhé. Bon, tout ça n'est réalisable que si on se base sur certaines hypothèses : 1/que les karatékas me laissent lundi me faire réformer et qu'ils me fassent un contrat "cassable" facilement, 2/Que j'arrive à pleurnicher suffisamment pour que la justice me lâche les tennis avec leurs histoires de jurés, 3/que Nicole accepte de m'attendre 15 jours, 4/qu'elle ne prenne personne à ma place, 5/que je signe mon contrat de free lance avant de lâcher les karatékas... Moui, je sais, ça fait un conséquent paquet de "Si..." Hum.
Lundi et mardi, tout cela devrait se décanter, en attendant j'ai un petit job tranquille qui, même s'il va être crevant et intense (et qu'il m'obligera à vous délaisser un peu), s'avère, ce jour, la meilleure sécurité financière qui soit... Tout cela me redonne confiance. Maman semble s'être adoucie... Regretterait-elle ses dernières paroles ? Vous tous qui me félicitez, me soutenez, vous me transmettez une force extraordinaire (en avez-vous seulement conscience ?) Je ne suis plus inquiète pour demain. Je sais que même si j'arrive fatiguée, mal habillée, des valises sous les yeux personne ne s'en souciera. On n'attend rien de moi, (qu'est ce que c'est bon de se dire ça pour une fois !!!) juste que mes doigts s'activent sur le clavier à la même vitesse qu'ils le font en ce moment même. Mes doigts seront ligotés mais mon esprit point. Il pourra vagabonder (mais pas trop, hein ? ;o) Je sais que j'aurais le dos en compote mais qu'importe, je suis fière de gagner des sous sans avoir à en quémander ailleurs. Yessss ! Oh, excusez moi deux secondes, une petite voix essaye de me chuchoter quelque chose à l'oreille... Oui ? Oui. C'est juste pour dire à tes lecteurs que moi je sais pourquoi t'es guillerette d'aller bosser demain, c'est parce que tu sais que c'est que pour deux semaines, et que c'est pas définitif. Tout à fait, petite voix. J'ai beaucoup réfléchi ces derniers temps et j'en suis venue à la conclusion que je ne devais faire aucune concession à mon âge. J'ai décidé d'attendre patiemment que LE bon job et LE bon mec arrivent dans ma vie et que je ne devais pas faire comme beaucoup de gens qui, pris de panique, s'enferment dans LE mauvais job ou s'embarquent dans une histoire parce que même sans amour "ce type est pas pire". Non ! Moi je ne vis que pour le grand amour, sans concession pour prendre "moins bien faute de mieux", de même que je sais que je mérite le bon job et que je le décrocherai un jour. Peu importe si je dois attendre l'un et l'autre longtemps. Du moment que je ne suis une charge pour personne, que j'ai un job "alimentaire" le sourire et des amis. NO CONCESSION ;o) Ouf. Le bien que ça fait ! N'est ce pas, dit la petite voix...
Quand j'ai retrouvé Alice hier, nous sommes allées faire quelques courses pour le dîner (à la place de la grassouillette pizza prévue initialement) On a pas fait "maigre" pour autant puisque je lui ai préparé mes penne aux 4fros suivies d'une assiette de fruits composée de framboises, de papaye et de mangue... C'était drôlement joliment présenté d'ailleurs avec les petits quartiers de citrons verts... Mmmm.... Je lui ai raconté tout le Canada, ai montré mes photos, mes films, ai raconté mille anecdotes qui l'ont faites hurler de rire et bien sûr je lui ai fait mes humbles petites imitations d'expressions québécoises ("chu pu capabe", j'ai vedgé", "t'es smatt", c'est "weird", "ça a pas d'bon sang c't'affaire lo"... etc ;o) Elle était morte de rire !!! Bien sûr elle a tout de suite adoré Jlo et Mimi (mais qui ne les adorerait pas sur le champs -ou dans le pré- ?) S. nous a retrouvé vers 22h30 et est reparti vers 1h du matin complètement crevé. Je pense que c'est à cause de la vitamine C contenue dans les fruits tropicaux que, pour notre part, nous avons tenu le choc jusqu'à 4h30 du matin... On s'est mises à parler cinéma. La miss a sorti tous ces "Studio" (dès que j'ai 189 francs je m'abonne !!!!) et on a parlé de nos films préférés, de bouquins, d' oeuvres écrites transposées à l'écran.... et bla bla bla et bla bla bla... On en menait pas large quand le réveil nous a hurlé dans l'oreille à 8h ce matin :o( J'étais tellement scrap que j'ai du annuler le brunch que je devais prendre en compagnie d'Henri. Je suis rentrée au radar, et fais un effort surhumain depuis pour tenir debout ou simplement écrire ces lignes en écoutant "I'm like a bird"... Je ne pense pas revenir avant demain soir (mais on ne sait jamais la journée n'est pas finie) Demain, à peine rentrée du boulot je me jette sur mon clavier (enfin façon de parler "je me jette" ;o) pour vous donner mes impressions, pour vous raconter ma journée et vous relater la réaction de mon boss fasse à la "jurée" que je suis peut être ;o) Pour le moment c'est repos repos repos, répondre au courrier, et faire un peu de ménage avant de sombrer devant Scully et le T1000. Bon vent à vous mes krokros !
météo intérieure du jour :
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