Mardi 29 Mai 2001

 

"La fille Tabouret épouse le Père Lachaise... Je dis ça... C'est pour meubler"

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"On s'ennuie vite à jouer au tennis, à cause bien sûr, de l'inertie de la balle,

 alors que si vous remplacez la balle par un poussin, c'est le fou rire assuré"

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"Quand un philosophe me répond, je ne comprends plus ma question"

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"Sylvie va au marché. Elle a 165 francs dans son portefeuille. 

Elle achète 9 laitues à 3,20 francs et 14 laitues à 3,10 francs. Est-ce bien raisonnable ?"

Pierre Desproges

 

 

8h27 : Où met-on le moral quand il est bas et qu’on a pas de chaussettes ?

Hier soir finalement, vers 23h, Russel m’a téléphoné. Je lui ai tout de suite posé la question (ou plutôt l’affirmation) de savoir s’il s’était remis avec sa copine ou non. C’est la seule raison qui aurait expliqué son soudain silence de ces derniers jours… Hum. Bon, la réponse est oui. Oui, il s’est remis avec. Ma deuxième question (ma deuxième affirmation avec un faux point d’interrogation à la fin) découlant du fait de 1/ il a toujours 12000 francs de découvert, 2/ il s’est remis avec sa copine, était : Pars tu toujours avec moi au Québec ?… La réponde est non. Non, il ne part plus. C’est là où les téléphones munis de la touche silence deviennent les meilleurs téléphones au monde. Ils vous permettent, après avoir appuyé sur la-dite touche, d’hurler à la mort votre dépit et votre rageuse déception… Je n’ai pas la touche silence. J’ai serré les dents. Pas de sa faute. La faute à pas-de-chance. Pour l’instant rien n’est sûr à 100%, l’assurance lui a promis de lui rendre son argent (grâce à certaines preuves qui lui ont permises de se justifier, c’est pas moi c’est l’ot’) le problème est quand ? Quand va-t-on lui rendre son argent ?? Dans le doute tant qu’il n’a rien récupéré, tant que ces 12000 francs sont en suspend, il ne peut pas se permettre de payer un billet aller retour Paris / Montréal. (pi ça arrange sa copine n’est-ce-pas aussi ces histoires d’argent qui vont empêcher Russel de partir sans elle ? Héhé… Tout est bien qui finit bien pour eux… Suis légèrement acide, pardon…)

 

Bien sûr, il se pourrait que d’un coup de battement d’aile, un ange travaillant dans une institution bancaire arrive à rendre tout cet argent volé à Russel avant que les prix des billets d’avion flambent, que Russel’s copine accepte de voir son chéri partir un mois à 7 heures d’avion de ses bras, et que finalement on fasse le programme qu’on avait décidé… Mais cela m’étonnerait fort… Concrètement, pour moi, voilà ce que le non-départ de Russel veut dire : Out NYC, Out la location de voiture (me sens pas capable de rouler moi même sur des routes inconnues, même gigantesques alors que ça fait 4 ans que je n’ai pas touché un volant), Out les souvenirs à raconter à deux en rentrant, Out les sorties-nocturnes-sécurisées (héhé), Out le mois entier de vacances, puisque Out les Etats-Unis et que je ne pourrai rester que deux semaines à Montréal (je ne vais pas déranger tout le monde pendant un mois entier !), Out les prises de vue au caméscopes, l’un filmant l’autre, Out les 14 heures d’avion (A/R) à rigoler et à papoter, etc, etc… Si j’avais des chaussettes, mon moral serait à l’intérieur, près du talon…

 

J’ai conscience de tenir des propos égoïstes. Mais quand je vois Russel qui, malgré cette malencontreuse aventure, va être un jour ou l’autre remboursé, quand la banque, et tout le monde sait que ce n’est pas lui qui a utilisé cet argent et que par là même ils «suspendent» cette somme afin qu’il puisse gérer normalement son compte, quand je sais qu’il a de nouveau une fille qui l’aime et qu’il aime près de lui, un boulot, (certes pas gratifiant), mais un boulot tout de même, un appartement, je me dis que moi, célibataire, chez mes parents avec un boulot alimentaire qui se termine dans deux mois grand max, j’avais le droit à ce voyage qui m’aurait fait tant de bien et surtout qui m’aurait permis de récupérer cette joie de vivre perdue un certain jour de décembre 2000… Je trouve que c’est pas juste… Comme dirait Caliméro :o)

 

Bon, ma petite crise égoïste prenant fin (ça fait du bien tout de même de l’écrire, hihi) je vais reprendre calmement les faits un par un, et surtout avec un meilleur esprit... Russel n’a vraiment pas eu de chance, il doit être inquiet et mon rôle d’amie est de l’aider à surmonter ces difficultés en lui montrant que je le comprends et que je suis là s’il a besoin de moi (mais a priori non, héhé). Il s’est remis avec sa copine, je dois m’en réjouir ! Il a le droit d’être avec la fille qu’il aime et a amplement mérité d’être reconnu et aimé pour ses grandes qualités. Pour le voyage : 1/ tout n’est peut être pas perdu, et 2/ Il faut que je parte sans lui s’il ne vient pas. Parce que c’est d’abord mon voyage, parce que je n’ai besoin d’aucun chaperon à 27 ans et qu’il est temps que je me prenne une fois pour toutes en main. Ça aurait été plus chouette à deux, mais si ce n’est pas le cas, j’ai tout de même deux mois pour me préparer un autre programme ! Je ne vais pas à NYC ? Qu’à cela ne tienne, je passerai plus de temps à visiter le Québec ! Je verrais plus de gens, etc… Ouf, voilà, là aussi ça va mieux… Bien sûr ce n’est pas seulement en le disant que j’imprime pleinement la raison à la place de la déception, mais ça aide un petit peu… Je prendrais mon billet en juin et vais réfléchir dès maintenant à un nouveau programme en attendant peut être un signe de Russel ou… du ciel :o) We never know…

 

16h28 : Trop chaud pour travailler

Roland Garros me gonfle. Plus de boulot (j’en ai eu pas mal finalement aujourd’hui), mais j’ai tout fini. La perspective de rentrer à pied sous cette chaleur jusqu’au météor, puis de marcher de nouveau ensuite jusqu’à chez moi ne m’enchante guère. C’est vraiment un luxe de prendre ce fichu météor ! Je voudrais déjà être rentrée… M’en fiche, je pars dans une demie heure, j’ai fait mes huit heures réglementaires ! Et puis si le patron n’est pas d’accord, je lui dirais ma façon de penser ! Toc. Je n’ai toujours pas réfléchi sérieusement à mes aventures à Montréal… Je pense attendre pour prendre mon billet jusqu’à la mi-juin et sans doute loger chez les deux amies qui m’ont proposées de m’accueillir mais j’ai encore besoin de réfléchir aux conséquences de mon voyages là-bas, au possible revirement de situation si Russel partait finalement avec moi (mince, mince, la chance…) bref, je me pencherai froidement sur le sujet le week end prochain… J’en ai marre de me miner le moral avec ça depuis onze heures hier soir… ça tourne, ça tourne dans ma tête et j’ai peur de déraper. Je m’accroche à mon rêve, je fais comme s’il restait un espoir de partir avec Russel, je ne pense pas au long mois de juin qui s’annonce (à juillet encore moins), à toutes ces journées qui vont se succéder en se ressemblant toutes, tristement. Je ne pense pas que je vais devoir tous les jours, comme aujourd’hui, rester enfermée entre quatre murs quand j’ai soif d’évasion intérieure… Je ne compte plus ces trajets à pied, en métro, dans la pollution, la chaleur et la foule, je pense à l’herbe verte, au pépiements des oiseaux, à mon amour qui m’attends forcément quelque part… Je pense à la maison que nous aurons un jour, je pense que les journées passeront plus vite quand je le connaîtrai, quand j’aurais tous les soirs de ma vie pour me retrouver entre ses bras le soir, chez nous. Nous ferons alors nous aussi des petits week end en amoureux, nous partirons à l’aventure pour rentrer chez nous le dimanche soir… Jamais séparés. Jamais ! Ah, comme je m’étiole, comme je suis triste quand je n’ai personne à aimer…

 

21h00 : Un régale !

Un petit bijou d'anthologie passe à la télé en ce moment, je ne peux pas rester... Héhé, c'est "Le dîner de cons", un de mes films cultes avec "Le père Noël est une ordure" et "La cité de la peur" (enfin dans le genre). Tout à l'heure une jeune journaliste m'a interviewée par téléphone, j'espère lui avoir donné une bonne idée du diarisme et ne pas nous avoir desservi, nous autres écrivaillons du web, j'ai essayé en tout cas. Je n'aime pas la façon dont certains journalistes traitent de ce sujet sans savoir, s'être un minimum documenté. Je n'aime pas nous voir traités d'exhibitionnistes, d'égocentriques à tort et à travers... etc. J'ai trouvé cette jeune femme ouverte et ses questions étaient intelligentes et précises. Enfin bref, voilà la dernière niouze digne d'être relatée ici :o) Je ne vous dirai pas que j'ai mangé un melon exceptionnel au dîner ni que je sors d'une douche bien fraîche, que je veux partir à Montréal envers et contre tout et qu'aol m'a envoyé un chèque de 120 balles pour le parrainage de Toon car j'ai peur que cela n'intéresse pas mes lecteurs les plus "critiques". (Héhé, vous voyez comment je place mes petites infos de dernière heure ? :o) Bises et bonne nuit, je vais retrouver mon "dîner de cons" !

 

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