Dimanche 21 Octobre 2001

"Tout bon livre doit savoir provoquer l'attente : lire, c'est attendre la suite !"
Frédéric Beigbeder 

 

18h45 : Je suis une petite fille pourrie gâtée :o)

Je n'arrive pas comprendre pourquoi tout le monde se met en quatre pour satisfaire mes moindres désirs. C'est fabuleux et en même temps tellement inhabituel pour moi, je ne mérite pas toutes ces attentions... Je viens de recevoir ce mail charmant : "Kikoo Scribouille Bin, plus je te lis plus je t'adore. Bon, il faut pas croire que... Alors continue, tu es vraiment formidable, vrai de vrai Gros bisous" Mignon comme tout n'est ce pas ? Avant de m'écrouler (je viens de rentrer chez moi et je suis littéralement morte de fatigue) voici tout ce qui s'est passé depuis que je vous ai laissé... Je suis sortie vers 16h avec maman dans le but d'acheter le cadeau de Carry. Elle m'a prêtée 400 francs pour que je puisse combler mon découvert. Nous nous sommes rendues dans le quartier de Silvio. Cela faisait bien un an et demi au moins que je n'y avais pas posé le pied. Bien entendu en passant devant le café de prédilection des grands parents nous les avons vu en train de siroter une consommation... Croiser le regard du grand père fut cause de gros fous rire pour maman et de bouffées de chaleur pour moi. Je n'avais qu'une hantise, me retrouver nez à nez avec Silvio. Franchement c'est la dernière de mes envies bien que maman m'ait répétée mille fois que je n'avais pas à angoisser because strictement rien à me reprocher. "C'est plutôt à lui de se sentir mal !" Bref, arrivées au Printemps nous avons passé un bon moment devant le stand Dior et mon choix s'est arrêté sur ce merveilleux gloss et sa petite trousse carmin pour l'y ranger. Un joli papier cadeau et nous sommes reparties.

 

Je suis arrivée chez Carry toute guillerette vers 18h et nous sommes allées faire quelques courses. Après le dîner, voulant inaugurer son gloss merveilleux elle m'a proposée de m'emmener dans un endroit branché. "Le charbon", rue Oberkampf est en effet un endroit à la mode bobo, plein de gens beaux sans le faire exprès. J'ai pris une absinthe. (C'est délicieux et si romantique à boire. C'est vraiment quand cette boisson empoisonnée touche les lèvres que l'on se sent à la fois parisienne et pleine de talents artistiques :o) Nous avons ri comme des folles (Ah les effets secondaires de l'absinthe ;o) et nous sommes rentrées vers minuit sous une pluie battante en chantant à tue tête pour donner un peu de lumière à ce dédale de ruelles sombres. Arrivées très près de chez elle, nos voies ont baissé d'un ton... Dans le rue totalement déserte nous avons croisé un homme, subtil mélange de Candy Man et du tueur de "Souviens toi l'été dernier" (capuche mais sans le crochet ;o) Trouille bleue et gros fou rire ! 

 

Après nous être "claquemurées" chez Carry et avoir enfilé des pyjamas secs nous avons regardé "The Yard" et "Girl Interrupted". Pas moyen de voir la fin du premier car le DVD était rayé mais agréable surprise de regarder l'excellent second. Vers 3h30, crevées, nous sommes allées nous couchées après avoir tapé comme des folles à la cloison murale pour que cesse le ronflement de la tondeuse à gazon qui sert de voisin à Carry et Derf. Seulement voilà, nos cycles de sommeil sont passés devant nous sans nous voir et à 7h du matin nous n'arrivions toujours pas à dormir. Au total j'ai du fermer l'œil 4 ou 5 heures... A midi, après une douche et un délicieux petit déjeuner nous avons traîné nos guêtres (de jeunes créateurs) au village Bercy. Après deux café américains (nos préférés) et une salade d'épinards frais, oeuf poché et champignons, nous avons fait quelques boutiques. Carry a la fâcheuse tendance de vouloir m'acheter tout ce qui me plait (un peu comme Aramis d'ailleurs ;o). Seulement comme je l'ai à l'œil je l'en empêche farouchement ! Elle m'a déjà mis de force dans mon sac 3 supers chouettes savons au thé vert Burgari, une crème et un rouge à lèvre que j'ai pu rendre tout de même. C'est de la cleptomanie à l'envers ! Elle veut tout donner :o) Déjà que la demoiselle m'avait offert (kidnappant mon porte monnaie) mon absinthe de la veille, c'est à se demander (en se fâchant toute rouge) de qui au juste c'est l'anniversaire ! :o)

 

Nous nous sommes quittées ravies et exténuées vers 17h et me voilà rentrée avec qu'une seule envie : aller me coucher ! Dans ma boite aux mails deux belles surprises m'attendaient (oui, désolée, encore :o) : un mail de Barry qui me proposait de m'imprimer à son travail mon manuscrit afin que je puisse le corriger sans qu'il m'en coûte et un mail d'un autre éditeur qui se disait aussi vivement intéressé par mon travail. Damned, si ça continue, je vais faire monter les enchères :o) Je devrais pouvoir travailler là dessus tranquillement dès le week end prochain si Barry arrive à imprimer mes pages. Vous voyez comme je suis pourrie gâtée tout de même, ç'en deviendrait presque indécent ;o) Ah... Si seulement j'avais les moyens de gâter tous mes amis comme ils me gâtent... Un jour viendra je le pourrais et croyez moi je ne les oublierai pas. Je dois vous laisser, j'ai, moi aussi, quelques surprises à faire héhéhé...

 

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