Lundi 22 Octobre 2001
"Je n'ai jamais volé que mes instants de chance,
Je n'ai jamais tué que le temps qui passait."
Francis Blanche
14h45 : Prendre rendez vous avec le temps, voir ceux qu'on aime le temps d'un rendez vous
Au moment de nous dire bonne nuit hier soir, maman m'a dit : "on s'appelle on déjeune"... Il est vrai qu'on se voit peu en ce moment toutes les deux, à peine on se croise le temps d'un plateau repas après de longues journées... Papa est parti avec une petite valise, nous le soupçonnons d'être en Bretagne à l'heure qu'il est. Cela devait lui coûter trop cher d'emmener sa fille, il a préféré fuir en douce. A mon réveil la maison était vide, le séchoir tournait. Les draps de maman. Je les ai mis dans son lit, pour qu'elle le trouve tout frais tout fait à son retour ce soir. Je suis ensuite allée poser les petits sous qu'elle m'a prêtée à la banque (une heure de queue, mon Dieu !) et je suis revenue dans mon sweat blanc me réchauffer une petite timbale de blanquette de veau. Quand je déjeune dans la cuisine je mets France Info, je sors l'immense mot fléché très dur de maman, et je la retrouve. En vivant dans son parfum, en mangeant sa cuisine, en recopiant les lettres qu'elle forme au crayon à papier je vis dans son climat et je me sens bien. Ai récupéré 3 belles annonces auxquelles je vais m'empresser de répondre, derrière l'une d'elle se cache peut être mon futur emploi. Demain midi je déjeune avec Annabelle, elle a une superbe idée de concept éditorial et nous devons y travailler. Hum ? Faudrait un peu de sérieux pour faire ça, va t on y arriver ? Je suis très excitée à l'idée de tenir en main mon manuscrit, j'ai hâte de m'y mettre, je ne tiens plus en place !!! Allez, un petit café et j'envoie une flopée de cv ;o)
22h01 : Fa-ti-guée...
Et c'est pour ça que je ne vais pas m'étendre. Je viens de passer presque toute mon après midi à trier les 3000 et quelques mails que j'ai reçu et envoyé depuis un an et un mois. Je vous jure qu'il y avait du boulot ! Je l'ai fait parce que ma boite aux mails était sur le point d'exploser héhé. Alors je relis, je trie, je jette, je garde, je souris, j'ai la gorge nouée aussi parfois mais une chose est sûre, si maintenant je suis fatiguée je me sens drôlement bien aussi. Bien sûr j'ai viré en priorité tous les mails que j'avais, moi, rédigé, préférant de très loin conserver les vôtres, si plein d'émotions... J'ai les yeux rougis de s'être crispés sur des milliers de mots et je n'ai qu'une hâte, ce soir encore : retrouver mon petit lit. Au rayon nouvelles de toutes façons, pas grand chose, un message sur mon répondeur de Béca qui me demande de la "couvrir" : "N'appelle pas chez moi, je suis sensée être chez toi" et un autre sur le portable d'un vieil ami qui vient d'être papa. Alice aussi qui me propose d'aller avec elle ce soir à un concert. J'étais tellement plongée dans ma boitomails que j'ai préféré décliner. Sur ce, chu pu capabe de rien, alors je vous quitte. J'ai bien le droit non ? ;o) Merci d'être là mes krokros !
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